| Antiquité : La démocratie en grêce | ||||
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| Textes du polythéisme antique | ||||
| Le programme de seconde demande
de présenter "l'originalité du christianisme", cela
suppose une présentation des religions polythéistes, avec
les sacrifices, mais aussi la perception d'un monde habité par de
multiples dieux, habitant les espaces naturels et chargés de vertus
haumaines |
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Un sacrifice |
Le questionnement part de la description des étapes du sacrifice
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| À ATHÉNA
En lui offrant des plantes aromatiques Unique et digne fille du grand Zeus, déesse ardente et combative. Qui te plais au coeur des cavernes, sur les cimes escarpées, Les crêtes assombries et les ravins obscurs, Taraudant de délire les âmes des faibles mortels Terrorisés par les éclats de ton coeur coléreux, ennemie du mariage et grande amie des arts, Impitoyable à l'égard des impies, prévenante à l'égard des bons, Tu es née mâle et tu es née femelle, ô belliqueuse et sage, ô inspirée, ô vénérée, déesse cavalière, Délivreuse des maux, porteuse de victoire, Écoute ma prière, donne la paix féconde, la santé Et la satiété tout au long des saisons, déesse au regard vif, Créatrice des arts, ô toi reine encensée. |
On peut demander quelles sont les qualités attribuées à Athéna et mettre en valeur les lieux naturels qui lui sont associés, ce que les grecs attendaient des dieux | |||
| À
LA NUIT Accompagnement de torches Je chanterai la Nuit, génitrice des dieux et des hommes, Écoute-moi, ô bienheureuse, toi la constellée, toi la céruléenne, Sereine et silencieuse en ton profond sommeil, Bienfaitrice toujours aux aguets, aime mère des Songes, Douce endormeuse des soucis, douce éteigneuse des souffrances, Universelle amie, dispensatrice du sommeil, Aurige De la nuit brillante, toi l'Inaccomplie qui t'amuses À chasser les proies célestes et changeantes, Terrienne et ouranienne qui éclaires les tréfonds Du monde puis vas visiter les Enfers comme l'exige L'implacable nécessité. Aussi, bienveillante, écoute Ma voix suppliante, toi vers qui chacun se tourne, Et chasse loin de nous les terreurs qui peuplent nos nuits. À ATHÉNA En lui offrant des plantes aromatiques Unique et digne fille du grand Zeus, déesse ardente et combative. Qui te plais au coeur des cavernes, sur les cimes escarpées, Les crêtes assombries et les ravins obscurs, Taraudant de délire les âmes des faibles mortels Terrorisés par les éclats de ton coeur coléreux, ennemie du mariage et grande amie des arts, Impitoyable à l'égard des impies, prévenante à l'égard des bons, Tu es née mâle et tu es née femelle, ô belliqueuse et sage, ô inspirée, ô vénérée, déesse cavalière, Délivreuse des maux, porteuse de victoire, Écoute ma prière, donne la paix féconde, la santé Et la satiété tout au long des saisons, déesse au regard vif, Créatrice des arts, ô toi reine encensée 1 À LA VICTOIRE Manne d'encens Je t'invoque, puissante Victoire, ô convoitise des mortels, tri apaises l'ardeur combative des hommes Et l'angoisse de devoir affronter l'adversaire. Toi seule décides de l'issue heureuse des guerres Et de la gloire qui en résulte. Les hauts faits De chaque combat, les succès chaudement fêtés, C'est à toi seule qu'on les doit. Aussi, bienheureuse, Daigné jeter sur nous ton radieux regard E t accorde une heureuse issue à tous nos actes de courage. À LA LOI J'invoque la souveraine des dieux et des mortels, La Loi céleste, des astres ordonnatrice, le juste sceau De la terre et de l'océan, l'assise de la nature, La ferme et sereine Gardienne des lois qui depuis l'empyrée Lui permettent de gouverner le ciel immense Et de chasser en un éclair le meurtre monstrueux. Toi seule régentes les vivants par la rigueur de tes verdicts, Toi l'inéluctable, l'ancestrale et la sapientiale Qui trônes parmi les justes et châties l'injustice. Aussi, déesse bienheureuse et bienveillante et bienfaitrice, Viens d'un coeur enjoué vers les mystes, ô Magnanime 1 HYMNE À ZEUS Dieu primordial, ultime en l'éclair de sa foudre, Zeus est tête et milieu, auteur de toutes choses, Né mâle, il est aussi l'éternelle Fiancée, L'assise de la terre et du ciel étoilé. Tout est issu de ce Maître absolu, Souffle unique gouvernant l'univers, Demeure et réceptacle de tout ce qui circule. Il est feu, il est eau, il est terre et éther, Il est nuit, il est jour et en son sein Réside la Sagesse, la mère originelle, Réside aussi l'Amour, régent de nos plaisirs. Oui, tout cela repose dans le grand corps de Zeus Et dans le ciel brillant on peut voir resplendir Son clair visage nimbé par les cheveux des astres Sur lequel en son orient et en son occident Pointent deux cornes d'or, chemins des dieux célestes Ses yeux sont le soleil, la lune est son miroir Et son esprit emplit l'incorruptible éther. Aucune voix ni bruit ni rumeur ni clameur N'échappent aux oreilles du fils du puissant Cronos. Sa tête est éternelle et ses pensées aussi. Son corps est infini, invincible, immuable, Son torse, son échine et ses larges épaules Sont l'éther infini où ses ailes le portent. Ses entrailles, la terre-mère et les cimes des monts, Et sa ceinture, le gonflement des océans Et ses racines, les abîmes du sol, Le Tartare, les confins de la terre. Et il a révélé à la lumière vive ce qu'il avait caché Nous dévoilant son coeur en un aéle grandiose. Accueil / Haut de page |
Autres extraits des Hymnes orphiques, traduction de Lecomte de Lisle (traduction complète ici). Textes issus de la tradition des cultes à mystères associés à Orphée | |||