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| Les
monarchies libérales en France Manifeste des catholiques pour la liberté du journal l'Avenir: liberté de conscience, de presse, d'école, et d'association, décentralisation et loi de charité. 1831 Republicanisation de la France La guerre de 1870, acceptée d'un coeur léger par le gouvernement Une affaire de barbes : modes capillaires et courants politiques Le manifeste de la Commune et la réponse d'Adolphe Thiers. Adolphe Thiers se rallie à la république. Gouvernement des monarchistes de l' " ordre moral " Le travail des enfants est réglementé : 19 mai 1874 Le drapeau blanc, prétexte de la rupture entre légitimistes soutenant le Comte de Chambord et orléanistes, 31 janvier 1875 : La république par défaut d'accord entre légitimistes et orléanistes : Les amendements Wallon 1877 : La IIIe république devient parlementaire et force le président Mac Mahon à démissionner. Le cléricalisme, enjeu des élections de 1876 entre monarchistes et républicains Les républicains opportunistes amnistient les communards 1880 L'installation de la république : le triomphe d'un parti? : la Revue des deux mondes 1881 La campagne électorale de 1881 discours d'Albert de Mun 1881 : pour Dieu et le Roi, contre une république qui laisse crever les ouvriers. [invalidé sans débat dès la première session de la chambre] 1888 : Pour un pouvoir fort et une république sociale : Le programme du général Boulanger |
La
question scolaire V. Hugo : contre l'influence accordée à l'Eglise dans l'école par la loi Falloux, J.Ferry : L'école doit être laïque pour respecter la liberté de conscience, mais aussi : le principe de l'enseignement laïque c'est qu'il n'y a pas de vérité sacrée Mgr Freppel et le socialiste Marcel Sembat : Le silence sur Dieu à l'école enseigne mécaniquement l'athéisme Lois Jules-Ferry, articles 2 et 4,1881 Paul Bert 1880: L'école doit former des républicains. Gambetta 1881 : L'école séminaire du libre examen et de la libre pensée. Le point de vue des francs-macons sur l'école laïque. Une volonté de détruire l'Eglise catholique? Plus sur l'anti-cléricalisme Laïcisation des esprits : les noms de bateaux sur l'île de Groix Affaire Dreyfus 1894-1906 Antijudaïsme social et politique : Edouard Drumont . Barrès : Dreyfus dégradé le 5 janvier 1895 Les réactions après le "J'accuse" de Zola : un débat pour ou contre l'armée J'accuse : contre la dissimulation d'une erreur judiciaire. La politique anti-cléricale des radicaux français L'influence de la loi de 1905 sur la laïcisation des manuels scolaires. Pie X encyclique "Vehementer Nos" contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat. L'anticléricalisme, une manoeuvre pour détourner les ouvriers des luttes sociales De la belle époque à la guerre mondiale Clémenceau : idéologue de l'action L'affiche Programme de l'Action Française du 23 mars 1908 : appel aux anti-dreyfusards, aux nationalistes et aux catholiques, pour l'ordre et des lois sociales à l'Allemande Anti-patriotisme ouvrier et guerre sociale : Gustave Hervé Léon Jouhaux : Les socialistes rentrent dans la guerre de 14 pour défendre l'idéologie républicaine |
Qu'est
ce qu'une nation? Nation révolutionnaire contre patrie charnelle : de Charette, chef vendéen Pour être citoyen il faut avoir accepté le contrat social : Robespierre Le modèle allemand de l'identité nationale reçue de la langue et du passé.Ernest Renan : souvenirs communs et volonté de vivre ensemble Levi-Strauss pour la défense des identités particulières. Luttes nationales Le chêne de Guernica : symbole du nationalisme basque 1848 les nationalismes rêvent de détruire l'empire d'Autriche De la révolution à l'unité nationale : évolution de l'hymne national belge 1830-1860. Emigration massive vers le creuset du "Melting Pot" américain, un dépassement de toutes les races Unité Allemande Le modèle allemand de l'identité nationale reçue de la langue et du passé. Nationalités contre légitimité monarchique : Le roi de Prusse refuse la couronne allemande offerte par les élus du parlement révolutionnaire de Francfort en 1848 Bismarck : L'unification de l'Allemagne, par le fer et le sang. Unité Italienne Des slogans autour de l'unité italienne Conflit franco-allemand La querelle du libre Rhin Allemand, entre provocations nationalistes et rêves de paix, Dans un manuel scolaire, l'Alsace intégrée dans l'empire allemand garde un coeur français. Haïr la barbarie allemande : intellectuels français après 1870 Déclarations offensives et maladroites de l'empire allemand pendant la belle époque |
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| Manifeste
des catholiques pour la liberté du journal l'Avenir: liberté
de conscience, de presse, d'école, et d'association, décentralisation
et loi de charité. 1831 "L'acte d'union" : les quatre libertés " Nous reconnaissons les principes suivants comme formant la base de tout gouvernement constitutionnel qui n'est point fictif : I : [des libertés nées de la liberté religieuse] La partie spirituelle de la société doit être affranchie complètement de l'intervention du pouvoir politique. En conséquence : 1. La liberté de conscience et de culte doit être entière, de telle sorte que le pouvoir ne s'immisce en aucune manière et sous aucun prétexte, dans l'enseignement, la discipline et les cérémonies d'un culte. 2. La liberté de la presse ne peut être entravée par aucune mesure préventive, sous quelque forme que cette mesure se produise. 3. La liberté d'éducation doit être aussi complète que la liberté des cultes, dont elle fait essentiellement partie, et que la liberté de la presse, puisqu'elle n'est, comme celle-ci, qu'une forme de la liberté même de l'intelligence, et de la manifestation des opinions. 4. La liberté d'associations intellectuelles, morales, industrielles, repose sur les mêmes principes, et doit être sacrée aux mêmes titres. Relativement à chacune de ces libertés, le droit et le devoir du pouvoir constitutionnel consistent uniquement à réprimer les crimes et délits, qui attenteraient matériellement soit à la jouissance entière et égale pour tous, de ces mêmes libertés, soit à quelque autre droit civil ou politique des citoyens. II : [un Etat décentralisé et subsidiaire avant l'heure] Par cela même que la partie spirituelle de la société doit être affranchie complètement, l'action du pouvoir constitutionnel ne peut s'exercer que dans l'ordre des intérêts matériels, et dans cet ordre nous admettons qu'il faut tendre à un état de choses dans lequel toutes les affaires locales seront librement administrées en commun par ceux qui y sont intéressés, sous la protection du pouvoir destiné dès lors uniquement, quelle qu'en soit la forme, à maintenir l'unité politique, l'harmonie entre les diverses administrations particulières, à pourvoir aux intérêts généraux et à la défense extérieure de l'Etat. III : [pour la loi de justice et de charité] Et comme la société, dont la justice est la base, ne peut faire des progrès réels que par un plus grand développement, une application plus étendue de la loi de justice et de charité, nous admettons que l'on doit aussi tendre incessamment à élever l'intelligence et améliorer la condition matérielle des classes inférieures, pour les faire participer de plus en plus aux avantages sociaux. Nous nous engageons à concourir de tout notre pouvoir à la défense de ces principes constitutionnels, et au maintien des libertés ci-dessus énoncées ; à user de nos droits civils et politiques dans ce but, nous promettant réciproquement, à cet égard, aide et secours par tous les moyens légaux, et adhérant, avec une résolution ferme, au présent Acte d'union. En foi de quoi nous y avons apposé notre signature. " Les membres du Comité de rédaction de L'avenir, F. de La Mennais, prêtre ; Ph. Gerbet, prêtre ; H. Lacordaire, prêtre ; C. de Coux ; comte Ch. de Montalembert , etc. 15 novembre 1831. ... Haut de page |
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| L'affiche
Programme de l'Action Française du 23 mars 1908 : appel aux anti-dreyfusards,
aux nationalistes et aux catholiques, pour l'ordre et des lois sociales
à l'Allemande d'une affiche de promotion du quotidien L'Action Française, parue dans les colonnes de ce journal le 23 mars 1908. Ils sont en général inclus dans un "dossier" : République et Nation (manuel de 1e S, Hatier) avec en titre du document présenté : Les nationalistes contre la République, L'émergence du nationalisme (manuel de 1e S, Bordas), Le rejet de la société moderne : Charles Maurras et l'Action française (manuel de 1e ES.L/S, Magnard), etc. Cette affiche résume les idées principales de l'A.F. d'avant 1914, qui s'inscrit dans une conquête du public nationaliste et patriote, et conclut à la nécessité de la monarchie pour la France : " L'Action Française est le journal des bons citoyens désabusés de la République, ralliés à la monarchie ... LA RÉPUBLIQUE, C'EST LE MAL. La République est le gouvernement des Juifs, traîtres comme Dreyfus ..., des Juifs, voleurs comme le baron Jacques de Reinach ... La République est le gouvernement des pédagogues protestants qui importent d'Allemagne un système d'éducation qui abrutit et dépayse le cerveau des jeunes Français. La République est le gouvernement des francs-maçons, qui n'ont qu'une haine, l'Église, qu'un amour, les sinécures et le trésor public. ... La République est le gouvernement de ces étrangers plus ou moins naturalisés ou métèques qui, ces jours-ci, souilleront du cadavre de leur Zola le Panthéon désaffecté ... Servant de son mieux l'Étranger, la République nous impose tous les déchirements : tracassière ou menaçante envers qui possède et fait travailler, elle est aussi le gouvernement qui a versé le plus de sang ouvrier en Europe ... Régime abominable ... la République est décidément condamnée et la seule inquiétude de la raison française tient à ce qu'on ignore qui l'on mettra à la place de ce qui est. NOUS Y METTRONS LE ROI. Le Roi : c'est-à-dire la France personnifiée par le descendant et l'héritier des quarante chefs qui l'ont faite, agrandie, maintenue et développée .... Le gouvernement du Roi est aussi le seul qui, en maintenant l'ordre, puisse effectuer parmi nous les mêmes progrès sociaux qu'ont accomplis les monarchies voisines et ajouter à ces progrès tout ce que la richesse et le génie de notre race permettent de prévoir et de réaliser. Patriotes français, nationalistes, antidreyfusards, catholiques, hommes d'ordre, hommes de progrès, riches, pauvres, de toute classe, de tout métier, de tout parti : vous lirez tous L'Action Française, qui dira chaque jour non seulement les maux publics, mais le moyen, le moyen sûr, le moyen radical, l'unique moyen de terminer les misères de la patrie. JETER À BAS LA RÉPUBLIQUE : proclamer le duc d'ORLÉANS " ... Haut de page |
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| Le
drapeau blanc, prétexte de la rupture entre légitimistes soutenant
le Comte de Chambord et orléanistes " Français ! ... Entre vous et moi, il ne doit subsister ni malentendu ni arrière-pensée. Non, je ne laisserai pas, parce que l'ignorance ou la crédulité auront parlé de privilèges, d'absolutisme et d'intolérance, que sais-je encore? de dîme, de droits féodaux, fantômes que la plus mauvaise foi essaie de ressusciter à vos yeux, je ne laisserai pas arracher de mes mains l'étendard de Henri IV, de François Ier et de Jeanne d'Arc. C'est avec lui que s'est faite l'unité nationale; c'est avec lui que vos pères, conduits par les miens, ont conquis cette Alsace et cette Lorraine dont la fidélité sera la consolation de nos malheurs ... Je l'ai reçu en dépôt sacré du vieux roi, mon aïeul, pourtant en exil; il a pour moi toujours été inséparable du souvenir de la patrie absente; il a flotté sur mon berceau, je veux qu'il ombrage ma tombe. Dans les plis glorieux de cet étendard sans tache, je vous rapporterai l'ordre et la liberté. Français, Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d'Henri IV ! " Henri, Comte de Chambord, Manifeste aux Français, 5 juillet 1871. ... Haut de page |
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| Barrès
: Dreyfus dégradé le 5 janvier 1895 Le petit peloton se détacha d'un angle de l'immense carré. Quatre hommes : au milieu, le traître tout raide, sur un côté, l'exécuteur, véritable géant. Les quatre artilleurs reculèrent, le greffier parla, la silhouette rigide ne broncha point, sinon pour lever un bras et jeter un cri d'innocence, tandis que l'adjudant de la Garde, terrible par sa taille et magnifique de tenue, le dépouillait si vite et si lentement de ses boutons, de ses galons, de ses épaulettes, de ses bandes rouges. Le plus terrible fut quand, sur le genou, il brisa le sabre. Quand il s'avança vers nous, le képi enfoncé sur le front, le lorgnon sur son nez ethnique, l'oeil furieux et sec, toute la face dure et qui bravait, il s'écria, que dis-je ? il ordonna d'une voix insupportable : " Vous direz à la France entière que je suis innocent. " "Judas ! Traître ! " Ce fut une tempête. Ah ! non, certes, il n'est pas au monde un groupe d'hommes qui puissent accepter cet individu. Il n'est point né pour vivre socialement. Seule, dans un bois décrié, une branche d'arbre se tend vers lui. Pour qu'il s'y pende Maurice Barrès, Scènes et doctrines du nationalisme, 1902 ... Haut de page |
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| Antijudaïsme
social et politique : Edouard Drumont La question juive a lait un joli chemin depuis dix ans. En réalité elle est partout, elle est au fond de toutes les discussions, elle préoccupe tous les esprits, elle s'est imposée à des journaux qui, pour toutes sortes de raisons touchantes, avaient juré sur un carnet de chèques de n'en jamais dire un mot à leurs lecteurs. Elle est un épouvantail pour les fils d'Israël, et même pour les observateurs, une anxiété pour les vrais patriotes qui savent que le juif est notre seul ennemi Edouard Drumont 1844-1917 [auteur de "la France Juive" en 1886] La Libre Parole, 20 avril 1892 ... Haut de page |
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| Clémenceau
: idéologue de l'action L'action est le pnncipe, l'action est le moyen, l'action est le but. L'action obstinée de tout l'homme au profit de tous, l'action désintéressée, supérieure aux puériles glorioles, aux rémunérations des rêves d'éternité, comme aux désespérances des batailles perdues ou de l'inéluctable mort, l'action est évolution d'idéal, unique force et totale vertu Clémenceau, Préface du Grand Pan, 1896 ... Haut de page |
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Le
cléricalisme, enjeu des élections de 1877 entre monarchistes
et républicains |
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| Les
républicains opportunistes amnistient les communards 1880 Entendez-le bien : tant que restera une question d'amnistie, vraie ou fausse, posée sur une tête indigne ou sur une tête obscure, vous pouvez être convaincus que, toujours et nécessairement, vous verrez une grande masse s'égarer qu'il eût fallu recueillir. Oui, il y a un intérêt supérieur qui s'impose ; oui, il y a une raison d'État qui ouvre et dessille les yeux les plus obstinément fermés ! C'est que dans un pays de démocratie, dans un pays de suffrage universel, de disputes ardentes dans les comices électoraux, il y a un moment où, coûte que coûte, il faut jeter le voile sur les crimes, les défaillances, les lâchetés et les excès commis ... La France ... dit à ses gouvernants et à nous-mêmes : " Quand vous débarrasserez-vous de ce haillon de guerre civile ? " Gambetta, président de la Chambre des députés, à ses collègues, 21 juin 1880 ... Haut de page |
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| La
guerre de 1870, acceptée d'un coeur léger par le gouvernement M. le Garde des Sceaux.[et président du conseil républician rallié à Napoléon III] - Oui, de ce jour commence pour les ministres, mes collègues et pour moi, une grande responsabilité (oui, à gauche). Nous l'acceptons le coeur léger... (Vives protestations à gauche.) M. Baudoin. - Dites : attristé. M. Esquiros. - Vous avez le coeur léger ! Et le sang des nations va couler M. le Garde des Sceaux. - Oui, " d'un coeur léger ", et n'équivoquez pas sur cette parole et ne croyez pas que je veuille dire " avec joie " ... Je veux dire d'un cceur que le remords n'alourdit pas, d'un coeur confiant, parce que la guerre que nous ferons, nous la subissons... parce que nous avons fait tout ce qu'il était humainement et honorablement possible de faire pour l'éviter, et, enfin, parce que notre cause est juste et qu'elle est confiée à l'armée française. Débat sur le vote des crédits de guerre au Corps Législatif, Compte rendu sténographique du Moniteur Universel du 17 juillet 1870 ... Haut de page |
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| Une
affaire de barbes : modes capillaires et courants politiques La barbe soigneusement peignée ou, plus rarement, la mousta-che " gauloise " signalent le gentilhomme et le légitimiste ; les favoris, plus ou moins fournis et d'aventure accompagnés d'une courte moustache, sont la marque des professions libérales et aussi de l'orléanisme, l'" impériale " se révèle militaire et bona-partiste ; la barbe embroussaillée est soit artiste, soit républi-caine et, dans ce dernier cas, d'autant plus à gauche qu'elle est moins bien tenue ; le visage entièrement rasé, tout en se recommandant de Thiers, apparaît plutôt rural à moins qu'il ne soit ecclésiastique ou maritime J acques Chastenet, L'enfance de la Troisième République, 1952 ... Haut de page |
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| Emigration
massive vers le creuset du "Melting Pot" américain, un
dépassement de toutes les races L'Amérique est le creuset de Dieu ! Le grand " melting-pot " où se sont fondues et transformées les races d'Europe !... Vous voici avec vos cinquante communautés, vos cinquante langues et autant de traditions et vos sangs ennemis. Mais plus pour longtemps, mes frères, car le feu de Dieu est en vous. Le feu de Dieu. Au diable, vos hargnes et vos querelles ! Allemands et Français, Irlandais et Anglais, Juifs et Russes : tous dans le creuset ! Dieu forge l'Amérique... Ce sera la fusion de toutes les races... Le futur surhomme Israel Zangwill. dramaturge britannique d'origine juive, 1908.... Haut de page |
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| L'anticléricalisme,
une manoeuvre pour détourner les ouvriers des luttes sociales Dans l'anticléricalisme dont font parade depuis quelque temps nos gouvernants, et qui ne vise qu'un certain nombre de congrégations réfractaires à leur légalité, le Parti ouvrier fran-çais ne peut voir qu'une manceuvre de la classe capitaliste pour détourner les travailleurs de leur lutte contre la servitude éco-nomique, mère de toutes les autres servitudes, politiques et reli-gieuses Résolution du Congrès d'Issoudun du Parti ouvrier français, 1902 Tant que le peuple regarde avec colère du côté du monastère et du côté de 1'Eglise, il ne regardera pas trop du côté de nos propriétés ou du côté du Grand Livre (des dettes de l'État aux particuliers). Enivrons-le d'anticléricalisme. C'est un stupéfiant qui ne nous coûte rien et qui nous donne la sécurité. Anti-cléricalisme, amusement du peuple et tranquillité des bourgeois E. Faguet, L'Anticléricalisme, 1906 ... Haut de page |
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| La
querelle du libre Rhin Allemand, entre provocations nationalistes et rêves
de paix Ils ne l'auront pas - le libre Rhin allemand Quoique semblables à des corbeaux avides, Ils s'enrouent à le réclamer Nicolas Beck, 1809-1848, hymne au Rhin Nous l'avons eu, votre Rhin allemand. / Il a tenu dans ne verre. / Un couplet qu'on s'en va chantant/ Efface-t-il la trace altière /Du pied de nos chevaux marqué dans votre sang. Nous l'avons eu, votre Rhin allemand. / Son sein porte une plaie ouverte, / Du jour où Condé triomphant / A déchiré sa robe verte. / Où le père a passé, passera bien l'enfant (Poésies nouvelles). Alfred de Musset, 1810-1857, Poésies nouvelles, Vivent les nobles fils de la grave Allemagne / ... Leur langue a les grands plis du manteau d'une reine ... Et vivent ces essaims de la ruche de France / ... Ils vont semant la terre, et ne moissonnent pas... / Le sol qu'ils ont touché germe fécond et libre ... Lamartine, Marseillaise de la paix, 28 mars 1842 J'aime les Français, comme j'aime tous les hommes, quand ils sont bons et raisonnables et parce que je ne suis pas assez sot et assez méchant moi-même pour désirer que les Allemands et les Français, ces deux peuples élus de la civilisation, se cassent la tête... Quant à l'Alsace et à la Lorraine, je ne puis pas les incorporer aussi facilement que vous le faites à l'Empire allemand. Les gens de ce pays tiennent fortement à la France, à cause des droits civiques qu'ils ont gagnés à la Révolution française, à cause de ces lois d'égalité et de ces institutions libres qui flattent l'esprit de la bourgeoisie, bien qu'ils laissent encore beaucoup à désirer pour l'estomac des grandes masses Henri Heine, 1797-1856, Préface à : Allemagne, conte d'hiver, ouvrage interdit en Prusse, 1844. ... Haut de page |
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| Laïcisation
des esprits : les noms de bateaux sur l'île de Groix La " course " [pêche au large] contribue à l'émancipation des hommes. L'étude de l'onomastique des bateaux révèle la montée des nouvelles valeurs de la République et de l'école, culminant au plus fort de l'affrontement entre 1902 et 1906. En 1903, sur 177 navires : - 29 ont des noms de saints dont 9 dévoués à la Vierge soit 16 % contre 35% en 1875 - 32 ont des noms associés à la République dont 14 des valeurs républicaines - " Union Républicaine ", " Honneur et Patrie " ou " République et Patrie ", 10 des hommes " Sadi Carnot ", " Victor Hugo " ou à ses conquêtes " Fachoda ", " amiral Courbet " soit 17%. - 33 portent des noms de corsaires " Tourville " ou de héros de l'histoire de France " Brennus " ou grecs " Thétis ", " Léonidas " soit plus de 18%. ... Haut de page |
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| 1848
les nationalismes rêvent de détruire l'empire d'Autriche " Jamais la Maison d'Autriche n'avait été plus voisine de sa perte. Jamais la possibilité d'un démembrement de ses possessions n'avait paru plus imminente. Pendant que la Lombardie se révoltait à main armée et rompait violemment ses chaînes, la Hongrie obtenait une constitution indépendante et des libertés. En Bohême, quatre millions de Tchèques, qu'un mouvement de nationalité soulève contre la domination autrichienne, rêvaient de former avec les Serbes et les Croates un empire slave dont Prague serait la capitale. Dans le même temps, l'Assemblée de Franc-fort se donnait la mission de constituer l'unité de l'Empire germanique. Menacée de toutes parts, la cour d'Autriche ne fondait plus d'espoir que sur l'armée. Daniel Stern, Histoire de la révolution de 1848 (publiée de 1850 à 1852) ... Haut de page |
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| Le
chêne de Guernica : symbole du nationalisme basque Gernikako Arbola : L'arbre de Guernica est pour nous un arbre béni ; il n y a pas un seul Basque qui ne tremble de plaisir à le regarder. Etends ton feuillage et fais tomber tes fruits sur le monde, ô symbole saint de nos libertés séculaires ! Nous t'adorons prosternés à genoux. Et si jamais la tempête secoue tes rameaux touffus, si les nations étrangères viennent porter la hache contre ta souche, nous le demandons au ciel, que le fer sauveur contenu au fond de nos montagnes se convertisse, pour te défendre, en armes acérées. Iparraguirre, exilé carliste ... Haut de page |
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| Déclarations
offensives et maladroites de l'empire allemand pendant la belle époque " Nous devons saisir dans notre poing le trident de Neptune. ... Notre avenir est sur l'eau." Guillaume II Le 23 septembre 1898, " Une puissante flotte allemande est pour nous une nécessité absolue. " Guillaume II 1899 " Parce que notre position internationale est maintenant favorable, nous devons l'utiliser pour assurer l'avenir... car sans la force, sans une puissante armée, sans une forte marine, nous ne pouvons devenir une puissance mondiale. " Bernhard von Bülow, secrétaire d'État aux Affaires étrangères, 1899 " Vous, Anglais, vous êtes fous comme des lièvres de mars. " interview de Guillaume II publiée dans le Daily Telegraph du 26 octobre 1908 ... Haut de page |
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| Haïr
la barbarie allemande : intellectuels français après 1870 " Ils reparaissent ce qu'ils sont, les fils des Huns et des Vandales .... disciplinés à la prussienne, mieux armés mais aussi farouches, n'ayantfait que changer leurs haches fossiles contre des fusils à aiguilles, adorant toujours Teutatès qu'ils appellent le dieu des Armées. Il n'est jusqu'à leurs femmes et leurs jeunes filles qui ne redeviennent, comme au temps des Cimbres, des furies enivrées de sang. Ces vierges blondes chantées par leurs poètes se changent en mégères pour exciter leurs frères et leurs amants à la curée de la France ; elles allongent vers le pillage des griffes de harpies " Paul de Saint-Victor, Barbares et bandits, 1871 J'en sais qui croient que la haine s'apaise : Mais non ! L'oubli n'entre pas dans nos cours ! Trop de sol manque à la terre française. Les conquérants ont été trop vainqueurs Paul Déroulède, 1846-1914 Source : les mots de l'histoire ... Haut de page |
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| De
la révolution à l'unité nationale : évolution
de l'hymne national belge 1830-1860 La version originale Qui l'aurait dit ? De l'arbitraire / Secondant les affreux projets / Sur nous un prince sanguinaire / Vient lancer des boulets. / C'en est fait, Belges, tout change : / Avec Namur, plus d'indigne traité ! / La mitraille a brisé l'orange / Sur l'arbre de la liberté. Paroles : Louis Alexandre Dechet, dit Jenneval, tué pendant la révolution de 1830 , musique : Fr. Van Campenhout (1779-1848). Après les siècles d'esclavage, / Le Belge sortant du tombeau / A reconquis par son courage, / Son nom, ses droits et son drapeau. / Et ta main souveraine et fine, / Peuple désormais indompté, / Grava sur sa vieille bannière : " Le Roi, la Loi, la Liberté,,. En 1860, sous la plume de Ch. Rogier. Dernier couplet : Ô Belgique, ô mère chérie / A toi nos cours, à toi nos bras. / A toi notre sang, ô patrie. / Nous le jurons tous, tu vivras. / Tu vivras toujours grande et belle / Et ton invincible unité / Aura pour devise immortelle : / Le Roi, la Loi, la Liberté. Source : les mots de l'histoire ... Haut de page |
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| Ferry
: le principe de l'enseignement laïque c'est qu'il n'y a pas de vérité
sacrée "Ce qu'il faut sauvegarder avant tout... cette idée qu'il n'y a pas de vérité sacrée, c'est-à-dire interdite à la pleine investigation de l'homme... c'est la liberté souveraine de l'esprit... c'est que toute la vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge... c'est que, si l'idéal même de Dieu se faisait visible, si Dieu lui-même se dressait devant les multitudes sous une forme palpable, le premier devoir de l'homme serait de refuser l'obéissance et le considérer comme l'égal avec qui l'on discute, non comme le maître que l'on subit. Voilà ce qu'est le sens et la grandeur et la beauté de l'enseignement laïque dans son principe".... Haut de page |
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| L'école
laïque du point de vue des francs maçons du grand orient en
1896 : " Le but de l'école laïque n'est pas d'apprendre à lire, à écrire et à compter, c'est de faire des libres penseurs. L'école laïque n'aura porté ses fruits que si l'enfant est détaché du dogme, s'il a renié la foi de ses pères. L'école laïque est un moule où l'on jette un fils de chrétien et d'où s'échappe un renégat." Déclaration de l'Inspecteur d'Académie Dequaire Brodel, Grand-Maître de la Franc-Maçonnerie, au convent de 1896, in Mgr Landrieux, La leçon du passé", p. 69 ... Haut de page |
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| Pour
être citoyen il faut avoir accepté le contrat social : Robespierre " Il n'y a pas [d'autres] citoyens dans la République que les républicains. Les royalistes, les conspirateurs, ne sont pour elle que des étrangers ou plutôt des ennemis ... domptez par la terreur les ennemis de la liberté. Le gouvernement de la révolution est le despotisme de la liberté contre la tyrannie." Robespierre, Discours à la Convention, 5 février 1794. ... Haut de page |
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| Nation
révolutionnaire contre patries charnelles : le chef vendéen
Charette de Charette, à ses officiers "Notre patrie à nous, c'est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c'est notre Foi, notre terre, notre Roi ... Mais leur patrie à eux, qu'est-ce que c'est ? Vous le comprenez, vous ?... Ils l'ont dans le cerveau; nous l'avons sous les pieds... Il est vieux comme le diable, le monde qu'ils disent nouveau et qu'ils veulent fonder dans l'absence de Dieu ... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur..." ... Haut de page |
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| L'unification
de l'Allemagne, par le fer et le sang " J'étais convaincu que l'abîme creusé au cours de l'histoire entre le nord et le sud de la patrie ne pouvait pas être plus heureusement comblé que par une guerre nationale contre le peuple voisin qui était notre séculaire agresseur Je ne doutais pas qu'il fallut une guerre franco-allemande avant que l'oganisation générale de l'Allemagne eût pu être réalisée " Bismarck, Pensées et souvenirs, Publiè après sa mort en 1898. ... Haut de page |
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| Des
slogans autour de l'unité italienne " Italia fara da se (l'Italie se fera seule) " Charles Albert de Piémont 1845. " L'Italie est une expression géographique " Dépêche diplomatique du prince de Metternich, ministre des affaires étrangères de l'empereur d'Autriche 1847. " V.E.R.D.I. = Victor Emmanuel Roi d'Italie " avec les lettres du nom du compositeur italien. " L'Italie est comme un artichaud qu'il faut manger feuille à feuille " Expression piémontaise. ... Haut de page |
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| Le
modèle allemand de l'identité nationale reçue de la
langue et du passé. " Le peuple Allemand à conservé la demeure des ancêtres et leur langue l'Allemand seul, parcequ'il est une race vivante, a une vraie patrie et il est seul capable d'un amour raisonnable et personnel envers sa nation " Fichte, Discours à la nation allemande, 1813. ... Haut de page |
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| Nationalités
contre légitimité monarchique : Le roi de Prusse refuse la
couronne allemande offerte par les élus du parlement révolutionnaire
de Francfort en 1848 " Quoi ! cet oripeau, ce bric à brac de couronne pétri de terre glaise et de fange, on voudrait la faire accepter à un roi légitime, bien plus à un roi de Prusse, qui a eu cette bénédiction de porter, non pas la plus ancienne, mais la plus noble des couronnes royales, celle qui n'a été volée à personne ! " ... Haut de page |
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| Pie
X encyclique "Vehementer Nos" contre la séparation de l'Eglise
et de l'Etat "Notre âme est pleine d'une douloureuse sollicitude ... "Qu'il faille séparer l'État de l'Église, c'est une thèse absolument fausse, ... elle est tout d'abord très gravement injurieuse pour Dieu, ... Nous lui devons ... non seulement un culte privé, mais un culte public et social. ... Cette thèse ... limite, en effet, l'action de l'État à la seule poursuite de la prospérité publique durant cette vie, ... et elle ne s'occupe en aucune façon, ... [de] la béatitude éternelle proposée à l'homme quand cette vie si courte aura pris fin." ... Cette thèse inflige de graves dommages à la société civile [qui] ne peut pas prospérer [sans] la religion, règle suprême ... des droits de l'homme et de ses devoirs. ... [Cette loi supprime la liberté de l'Eglise] ... en paralysant de mille manières différentes son action." [elle viole le droit à la propriété de l'Eglise en lui confisquant son patrimoine] ... les fondations pieuses ... [et vole les] ressources que la libéralité catholique avait constituées pour le maintien des écoles chrétiennes ... Haut de page |
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| Mgr
Freppel et le socialiste Marcel Sembat : Le silence sur Dieu à l'école
enseigne mécaniquement l'athéisme "On se figure que le silence de l'instituteur en matière de religion équivaut à un acte de neutralité. C'est là une pure chimère. Ne pas parler de Dieu à un enfant de sept ans alors qu'on l'instruit six heures par jour, c'est lui faire comprendre que Dieu n'existe pas. Ce silence équivaut à une négation." Mgr Freppel "donner à l'enfant des connaissances, sans lui enseigner la foi, c'est la lui ôter". Marcel Sembat, dans un article sur l'école publique du 21 novembre 1909 ... Haut de page |
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| Une
volonté de destruction de l'Eglise? : Arago : Vas t'en crucifix, Jules Ferry : La république est perdue si l'Etat ne se débarasse pas de l'Eglise, Paul Bert : Non, le prêtre n'est pas, ne saurait être un citoyen. Gambetta : Nous avons l'air de combattre pour la forme du gouvernement, ... la lutte est contre ... les agents de la théocratie romaine, Georges Clemenceau : nous sommes en révolte contre l'autorité divine et humaine, René Viviani : les congrégations ... nous menacent ... par la propagation de la foi, Jean Jaurès : le Christianisme ... est la négation des droits humains Voir aussi ... Haut de page |
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| 1888
: Pour un pouvoir fort et une république sociale : Le programme du
général Boulanger Les trembleurs hypocrites qui nous oppriment depuis trop longtemps s'évertuent à prétendre que le général Boulanger n'a pas de programme, qu'on ignore ce qu'il veut, ce qu'il pense, ce qu'il peut. À ceux-là, nous allons répondre : Vous voulez savoir ce qu'est Boulanger ? Boulanger, c'est le TRAVAIL ! Boulanger, c'est la LIBERTÉ ! Boulanger, c'est l'HONNÊTETÉ ! Boulanger, c'est le DROIT ! Boulanger, c'est le PEUPLE ! Boulanger, c'est la PAIX ! BOULANGER C'EST LE TRAVAIL ! Que voulez-vous, travailleurs ? Vivre en travaillant ! Que vous manque-t-il ? Du travail et du pain ! À qui devez-vous le chômage, la ruine et la misère ? À ceux qui font passer, avant vos intérêts qu'ils devraient défendre, leurs besoins, leurs appétits, leur ambition malsaine et qui voient, d'un il sec et d'un cur léger, l'ouvrier pâtir et mourir de faim ! À eux les places, les honneurs, le luxe, le pouvoir ! À vous la misère ! Il est temps que cela finisse ! Place au vengeur ! Place à celui qui vous débarrassera de ce troupeau de parasites, vivant de vos peines, trahissant votre confiance et qui n'a rien fait pour vous, si ce n'est d'envoyer vos enfants mourir au loin, sans profit pour la France qu'il laissait désarmée ! Place à celui qui relèvera le travail national ! Place au général qui, nous donnant la force, nous donnera la sécurité, sans laquelle il n'y a pas d'entreprise possible ! Place au Réformateur qui, protégeant l'industrie, le commerce et l'agriculture, vous donnera la possibilité de nourrir vos enfants, de les élever et d'en faire de bons et solides ouvriers ! Boulanger vous défendra contre la concurrence étrangère. Boulanger, dont les mains sont pures de tout trafic honteux ne s'inspirera que de vos intérêts. C'est parce qu'il est honnête par-dessus tout que ceux qui vous vendent depuis si longtemps ont essayé de l'abattre et continuent à le combattre avec rage. Mais vous le soutiendrez, vous tous qui ne connaissez que le pain honnêtement gagné ! Vous le défendrez, ouvriers accablés par ceux qui vous exploitent. Vous combattrez pour lui, par vos votes, travailleurs de tous les métiers qui voulez vivre de votre travail, et qui êtes fatigués de languir inoccupés! Serrez-vous en masse autour de Boulanger ! Appuyé sur vous, il chassera les vendeurs du temple, et, désormais, ayant à votre tête un homme qui défendra vos légitimes revendications, vous pourrez, protégés contre les ennemis intérieurs et extérieurs, mettre en pratique la devise chère à tous les ouvriers honnêtes, celle pour laquelle vos pères ont combattu. Vivre en travaillant ! Proclamation électorale Avril 1888 ... Haut de page |
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| Lois
Jules-Ferry, articles 2 et 4,1881 Article 2. Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s'ils le désirent, à leurs enfants, l'instruction religieuse en dehors des édifices scolaires. ... Article 4. L'instruction primaire est obligatoire pour Les enfants, âgés de six ans révolus à treize ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d'instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans Les familles, par le père de famille lui-même ou par tout autre personne quil aura choisie. ... Haut de page |
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| L'installation
de la république : le triomphe d'un parti? : la Revue des deux mondes
1881 Dix années décisives dans l'histoire de la France. Dix années se sont déjà passées depuis que la France est sortie mutilée des convulsions de la guerre étrangère et de la guerre civile, ayant tout à la fois à se relever devant le monde et à se reconstituer dans sa vie intérieure. Plus de cinq années se sont écoulées depuis que toit un ensemble de circonstances a fait accepter la république comme le régime du pays et qu'une assemblée souveraine aux instincts tout monarchiques a été conduite à consacrer elle-même l'existence de la république par le vote d'une constitution. Il y a plus de trois ans maintenant que les républicains, vainqueurs dans une lutte aveuglément engagée, ont été appelés sans partage au pouvoir, au gouvernement de la république où ils ont porté leur esprit, leurs passions et leur politique. Consentie et acceptée en fait comme le seul régime possible au lendemain de 1871, légalement organisée et sanctionnée en 1875, définitivement émancipée de toutes les anciennes influences en 1877, débarrassée de la présidence de M. le Maréchal de Mac-Mahon en 1879, la république a pour ainsi dire passé par une série d'évolu-tions aux mains de ceux qui ne déguisent plus aujourd'hui l'ambition d'être les seuls maîtres. Cette histoire déjà longue compte bien des crises, bien des péripéties qui ne paraissent pas devoir être les dernières [ ... On cherche curieusement, quelquefois tristement, à travers ces évolutions et ces conflits où tous les intérêts nationaux sont en jeu, ce qui a été fait pour la France, pour le bien et l'honneur du pays ... On se demande aussi, puisque depuis quelques années il y a une orthodoxie républicaine, un règne des républicains, ce que ces républicains ont fait, ce qu'ils font chaque jour pour assurer la dignité et la stabilité des institutions, pour populariser la république. Revue des Deux Mondes, 1" janvier 1881. ... Haut de page |
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| 1877
: La IIIe république devient parlementaire et force le président
Mac Mahon à démissionner. Paris, 16 mai. Le président Mac-Mahon contraint Jules Simon, président du Conseil, à démissionner, sur la pression des conservateurs qui lui reprochaient de céder trop facilement aux exigences de la majorité républicaine. Paris, 17 mai. Le président Mac-Mahon appelle le duc Albert de Broglie à la présidence du Conseil. Lille, 16 août. Dans un discours, Gambetta exige qu'en cas de victoire républicaine aux élections, le président Mac-Mahon se soumette ou se démette. Paris, 19 septembre. Le président Mac-Mahon publie un manifeste dans lequel il s'engage, quel que soit le résultat des élections, à rester à son poste pour y défendre " les intérêts conservateurs ". Paris, 15 novembre. La tactique des conservateurs ayant échoué, Albert de Broglie démissionne. Paris, 13 décembre. Le président Mac-Mahon confie la présidence du Conseil à Armand Dufaure, qui succède au général Gaétan de Grimaudet de Rochebouët, boycotté par la Chambre depuis sa nomination le 23 novembre jusqu'à sa démission le 30. 1879 Versailles, 30 janvier. A la suite de la démission de Mac-Mahon, Jules Grévy est élu président de la République. ... Haut de page |
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| La
république par défaut d'accord entre légitimistes et
orléanistes : Les amendements Wallon. 31 janvier 1875 M. Henri Wallon. Je ne connais, messieurs, que trois formes de gouvernement : la monarchie, la république, l'empire. L'empire, personne n'a osé nous proposer de le voter. La monarchie ! ... je le demande, la monarchie est-elle possible ? Voix à droite. Pourquoi pas ? Plusieurs membres à gauche. Proposez-la donc ... M. Henri Wallon. Mais, dira-t-on, vous proclamez donc la république ? Messieurs, je ne proclame rien (Exclamations et rires à droite) ; je prends ce qui est. (Très bien ! Très bien ! Sur plusieurs bancs à gauche). Henri WALLON, séance de la Chambre des Députés, Journal officiel, 31 janvier 1875. ... Haut de page |
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| Gouvernement
des monarchistes de l' " ordre moral " Le travail des enfants
est réglementé : 19 mai 1874 Le gouvernement conservateur du duc Albert de Broglie se soucie de l'intérêt des familles: il souhaite que les parents puissent surveiller l'éducation de leur progéniture. Et la loi qu'il vient de promulguer va dans ce sens. A compter d'aujour-d'hui, il est interdit de faire travail-ler les enfants de moins de douze ans et d'employer la nuit les filles mineures et les garçons de moins de seize ans. Et, pour tous, douze heures par jour entrecoupées de poses. Ces dispositions améliorent celles du 22 mars 1841, qui exigeaient de n'embaucher qu'à partir de huit ans; mais ces mesures n'étaient pas observées, faute de sanctions efficaces. Cette nouvelle législation pour protéger davantage les enfants est l'occasion de créer le corps des inspecteurs du travail ils auront le droit de visiter les fabriques, d'accéder aux registres et de dénoncer les illégalités. ... Haut de page |
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| Le
manifeste de la Commune Élu le 26 mats 1871, le conseil municipal de Paris, dominé par des républicains radicalisés et des socialistes, s'est proclamé Commune de Paris. Ce gouvernement insurrectionnel expose son programme. " Dans le conflit douloureux et terrible qui menace encore Paris des horreurs du siège et du bombardement, ... la Commune de Paris a le devoir ... de préciser le caractère du mouvement du 18 mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles. [Paris demande] - La reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du peuple .... - Autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune L'intégralité de ses droits ... - Intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées ... La Révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars .... c'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation de l'agiotage, des monopoles, des privilèges auxquels le Prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. " Enquête parlementaire sur l'insurrection du 18 mars 1871. Proclamation de Thiers (Chef du gouvernement) aux Parisiens (8 mai 1871) " La France, librement consultée par le suffrage universel, a élu un gouvernement qui est le seul légal. Vous ne pouvez demander plus de droits que n'en ont toutes les autres villes du territoire. (Face à) de ce gouvernement, la Commune, c'est-à-dire la minorité qui vous opprime et qui ose se couvrir de l'infâme drapeau rouge, a la prétention d'imposer à la France ses volontés. Elle viole les propriétés, emprisonne les citoyens pour en faire des otages , retarde l'évacuation du territoire par les Allemands et vous expose à une nouvelle attaque de leur part si nous ne venons pas nous- mêmes comprimer l'insurrection. " ... Haut de page |
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| Gambetta
1881 : L'école séminaire du libre examen et de la libre pensée Les objectifs de l'école républicaine. " L'école est vraiment le séminaire de l'avenir, celui d'où sortiront les citoyens mûrs pour les difficultés de la vie intérieure, et prêts aussi pour le service extérieur de la France, le séminaire républicain, qui implique à mon sens cette triple nécessité : l'obligation, la gratuité, la laïcité. Non, nous voulons l'Église chez elle et l'école chez elle, l'instituteur absolument maître du lieu où il donne ses leçons. ... Et quand vous aurez pratiqué ce régime pendant une génération, quand vous aurez ensemencé de germes toute cette jeune France qui s'éveille à la vie, ah ! messieurs, soyez-en sûrs, ils n'auront pas eu à se faire à eux-mêmes leur libre examen et leur libre pensée, parce qu'ils l'auront sucée avec le lait de leur mère et avec la parole de leur maître d'école. Il leur semblera aussi naturel d'être éclairé dans leur intelligence que de l'être dans leurs yeux par la lumière du soleil. Gambetta, " Discours une réunion électorale de Paris ", arrondissement, 12 août 1881. ... Haut de page |
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| J'accuse
: contre la dissimulation d'une erreur judiciaire. le "J'accuse" de Zola. Mon devoir est de parler. J'accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d'avoir été l'ouvrier diabolique de l'erreur judiciaire. J'accuse le général Billot d'avoir eu entre les mains les preuves certaines de l'innocence ce de Dreyfis et de tes avoir étouffées. En portant ces accusations, je n'ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Et c'est volontairement que je m'expose. L'acte que j'accomplis ici n'est qu'un moyen révolutionnaire pour hâter l'explosion de la vérité et de la justice. Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Extraits de la lettre d'Émile Zola parue dans L'Aurore, 13 janvier 1898. ... Haut de page |
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| L'influence
de la loi de 1905 sur les manuels scolaires. Comparaison entre l'édition de 1877 et l'édition de 1906 du manuel de l'école primaire Le Tour de France par deux enfants. 1877 Julien, dit-il, cette maison est celle d'Étienne le sabotier, un vieil ami de notre père : nous ne devons pas craindre de lui demander un service. Prions Dieu afin qu'il permette qu'on nous fasse bon accueil. Et les deux enfants, frappant un coup timide, murmurèrent en leur coeur : Notre Père, qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourd'hui notre pain quoti-dien. (p. 6) 1906 Julien, dit-il, cette maison est celle d'Étienne le sabotier, un vieil ami de notre père : nous ne devons pas craindre de lui demander un service. Et les deux enfants frappèrent un coup timide. ... Haut de page |
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| Anti-patriotisme
ouvrier et guerre sociale : Gustave Hervé Gustave Hervé créateur de " la guerre sociale" et de " l'antipatriote " : Nous n'admettrons qu'une seule guerre, la guere civile, la guerre sociale, la guerre de classe, la seule qui à l'heure actuelle, puisse apporter quelque profit aux exploités ... Haut de page |
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| Les
réactions après le "J'accuse" de Zola : un débat
pour ou contre l'armée " Zola acclamé par tous nos ennemis, idole de tout ce qui a juré détruire notre unité et briser notre puissance, s'est offert le luxe de calomnier, avec la justice militaire, l'armée nationale. Le Petit Journal, 10 février 1898. Ce qui est inouï, c'est l'audace effrénée de cette bande de juifs prétendant à force d'outrages faire capituler la justice militaire et la contraindre à réviser un arrêt qui a justement condamné un misérable qui livrait nos secrets à l'ennemi. " La Libre Parole, 17 janvier 1898. Émile Zola nous donne l'exemple qu'enseignaient aussi Voltaire, Rousseau, Victor Hugo ... Levons-nous pour réclamer la lumière, pour défendre le droit ..., pour barrer la route au despotisme militaire dont nous somme menacés. " La Lumière, 7 février 1898. ... Haut de page |
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| .J.Ferry
: L'école doit être laïque pour respecter la liberté
de conscience. Comment, en tête d'un programme d'enseignement obligatoire, vous placeriez un enseignement confessionnel obligatoire ? Mais c'est la négation même de la liberté de conscience. En vain me diriez-vous qu'il s'agit de quelques protestants et d'un petit nombre de libres penseurs : les questions de liberté de conscience ne sont pas des questions de quantité, ce sont des questions de principe ... Haut de page |
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| Levi-Strauss
pour la défense des identités particulières La simple proclamation de l'égalité naturelle entre tous les hommes et la fraternité qui doit les unir, sans distinction de races ou de cultures, a quelque chose de décevant pour l'esprit, parce qu'elle néglige une diversité de fait, qui s'impose à l'observation ... Ainsi le préambule à la seconde déclaration de l'Unesco sur le problème des races remarque judicieusement que ce qui convainc l'homme de la rue que les races existent, c'est l'évidence immédiate de ses sens quand il aperçoit ensemble un Africain, un Européen, un Asiatique, et un Indien américain. Les grandes déclarations des droits de l'homme ont, elles aussi, cette force et cette faiblesse d'énoncer un idéal trop souvent oublieux du fait que l'homme ne réalise pas sa nature dans une humanité abstraite, mais dans des cultures traditionnelles ou les changements les plus révolutionnaires laissent subsister des pans entiers et s'expliquent eux-mêmes en fonction d'une situation strictement définie dans le temps et dans l'espace. L'homme moderne s'est livré à cents spéculations philosophiques et sociologiques pour ... rendre compte de la diversité des cultures tout en cherchant à supprimer ce qu'elle conserve pour lui de scandaleux et de choquant. Le terme "faux volutionnisme" est sans doute le mieux apte à caractériser [cet effort] ... il s'agit d'une tentative pour supprimer la diversité des cultures tout en feignant de la reconnaître pleinement. Lévi-Strauss, Race et Histoire Et l' on pourrait compléter avec ces propos, tirés de Race et Culture, du même auteur Sans doute nous berçons-nous du rêve que l'égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité. Mais ... l'humanité ... devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l'appel d'autres valeurs, pouvant aller jusqu'à leur refus, sinon même leur négation. Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l'autre, s'identifier à lui, et se maintenir différent. Pleinement réussie, la communication intégrale avec l'autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l'originalité de sa et de ma création. Les grandes époques créatrices furent celles où la communication était devenue suffisante pour que des partenaires éloignés se stimulent, sans être cependant assez fréquente et rapide pour que les obstacles indispensables entre les individus comme entre les groupes s'amenuisent au point que des échanges trop faciles égalisent et confondent leur diversité. Convaincus que l'évolution culturelle et l'évolution organique sont solidaires, [l'ethnologue et le biologiste] savent que le retour au passé est impossible, certes, mais aussi que la voie où les hommes sont présentement engagés accumule des tensions telles que les haines raciales offrent une bien pauvre image du régime d'intolérance exacerbée qui risque de s'instaurer demain, sans même que les différences ethniques doivent lui servir de prétexte. Lévi-Strauss, Race et Culture ... Haut de page |
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| Qu'est
ce qu'une nation : Ernest Renan " La nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui à vrai dire n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs, l'autre est le consentment actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage indivis. " Ernest Renan, Qu'est ce qu'une nation, 1882 ... Haut de page |
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| Léon
Jouhaux : Les socialistes rentrent dans la guerre de 14 pour défendre
l'idéologie généreuse des républicains "Ami Jaurès, tu pars, toi l'apôtre de la paix, de l'en-tente internationale, à l'heure où commence, devant le monde atterré, la plus terrible des épopées guerrières qui aient jamais ensanglanté l'Europe. Cette guerre, nous ne l'avons pas voulue ... Acculés à la lutte, nous nous levons pour repousser l'envahisseur, pour sauvegarder le patrimoine de civilisation et d'idéologie généreuse que nous a légué l'histoire. Nous ne voulons pas que sombrent les quelques libertés si péniblement arrachées aux forces mauvaises. Nous répondons ,"présent", à l'ordre de mobilisation. Jamais nous ne ferons de guerre de conquêtes ... Au nom de ceux, dont je suis, qui partiront demain et qui sauront remplir leur devoir ... Empereurs d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie, hobereaux de Prusse et grands seigneurs autrichiens, par haine de la démocratie, avez voulu la guerre, nous prenons l'engagement de sonner le glas de votre règne ... Nous serons les soldats de la liberté .... " Discours de Léon Jouhaux, secrétaire général de la CGT, aux funérailles de Jean Jaurès, 4 août 1914. ... Haut de page |
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| Paul
Bert : L'école doit former des républicains. Il faut que l'enfant connaisse l'organisation politique de son pays, et qu'en même temps il reçoive quelques notions sur son organisation sociale ... L'enfant devra non seulement connaître l'état de la société mais aussi l'aimer, afin de se dévouer s'il est nécessaire, lorsqu'il sera devenu homme, pour la défendre. Que l'instituteur lui dise : "Personne ne te commande, excepté la Loi ! Ici nul n'est maître, sauf la Nation. Toi, tu fais partie de la Nation et, s'il y a dix millions d'électeurs, tu participes, pour ton dix millionième, aux mêmes droits que tes concitoyens. L'instituteur devra faire remarquer à l'enfant la supé-riorité du régime démocratique sur le régime monar-chique ; lui faire comprendre comment le premier est le règne de l'égalité et le second, le règne du privilège, l'un le régime du droit, l'autre le régime de l'arbitraire ; qu'à force de travail, il est le maître de sa destinée. " Discours de Paul Bert (1833-1886), Le Havre, 21 mars 1880. ... Haut de page |
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| Adolphe
Thiers se rallie à la république " Avec l'ordre, ... nos ateliers se sont rouverts, les bras ont repris leur activité, les capitaux étrangers sont revenus vers nous ... et déjà la France relève la tête .... Une forme de gouvernement qui, d'ordinaire, la troublait profondément, commence à entrer peu à peu dans ses habitudes. La république existe, elle est le gouvernement légal du pays: vouloir autre chose serait une nouvelle révolution et la plus redoutable de toutes. Ne perdons pas notre temps à la proclamer; mais employons-le à lui imprimer ses caractères désirables et nécessaires. ... Tout gouvernement doit être conservateur, et nulle société ne pourrait vivre sous un gouvernement qui ne le serait point. La République sera conservatrice ou elle ne sera pas. " A. Thiers, Discours à l'Assemblée nationale, 13 novembre 1872. ... Haut de page |
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| Dans
un manuel scolaire, l'Alsace intégrée dans l'empire allemand
garde un coeur français : Le conflit franco allemand: Extrait d'un manuel d'école primaire 1914. Depuis 1870, notre patrie est mutilée ; les Prussiens nous ont enlevé l'Alsace et une partie de la Lorraine. Mais si ces deux provinces ont été arrachées de vive force à la mère patrie, elles sont restées françaises par le coeur ; voici un fait qui le prouve bien. Dernièrement, un inspecteur des écoles allemandes vint visiter une école des environs de Colmar,. Il interrogea les élèves. Après quelques questions générales, il montra une carte d'Europe pendue au mur et, s'adressant à un élève à la mine éveillée et intelligente, il lui demanda ironiquement : "Voyons, où est la France ?" "Où est la France ! Elle est ici" répondit l'enfant sans hésiter et en posant sa main sur son coeur .... Pour être capables de défendre la patrie, nous devons accomplir notre service militaire. L'instruction militaire commence dès l'école par les leçons de gymnastique et se donne ensuite au régiment. Si nous avons été bons élèves, nous serons bons soldats. " Maunel dir. J. Marseille. ... Haut de page |
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