| Culture,
vie sociale et religion à l'époque contemporaine
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| Scientisme La méthode expérimentale : des hypothèses vérifées par des faits et modifiables par des faits nouveaux, Claude Bernard (1865) La science humaine dépasse l'oeuvre de la nature : Marcellin Berthelot invente la chimie organique en 1854 Le positivisme d'Auguste Comte : considérer les phénomènes sociaux avec les méthodes des sciences physiques 1839-42. Le scientisme de Renan : la science remplacera la croyance par le savoir et résoudra au mieux tous les problèmes, au risque de désenchanter le monde (1848)1890 Renan 1890: La Raison gouvernera le monde Le concile Vatican I, met la raison au service de la Foi, Bergson : La science ne peut qu'observer le mouvement de la vie sans pouvoir le saisir 1907, "L'homme de science" ignore tout en dehors de son petit domaine Ortega y Grasset 1930 Naissance d'une religion du progrès?. Les mythes historiques anticléricaux du XIXe siècle : terre plate et droit de cuissage Des théories biologiques de Darwin au darwinisme social et à l'eugénisme qui influence socio-démocrates et nationaux socialistes Nietzsche 1882-87 : Dieu est mort Thérèse de l'Enfant Jésus 1873-1897 : Il me faut un Dieu qui prenne ma nature Pie X condamne le Sillon : un rapprochement blasphématoire entre l'Evangile et la révolution", lettre "notre charge apostolique", 1910. Mouvements artistiques Impressionisme : Pif, Paf, Vli, Vlan Futurisme : éloge esthétique de la violence moderne. De nouveaux médias Les innovations de la grande presse: le "Paris-Soir". Le cinéma : une école d'abrutissement?. ... |
Transformation
des modes de vie Les premiers bains de mer, soin médical avant d'être un plaisir 1843 Le baccalauréat donne des idées générales, mais aucune formation utilisable : Emile Zola, 1877 Evolution des modes de vie et des mentalités: transformations des relations entre garçons et filles entre 1900 et 1920.Emancipation de la femme : Coco Chanel et la mode "pratique". Condamantions chrétiennes de la danse dans les années 1920 Révolte d'une jeune intellectuelle contre les petitesses de la bonne bourgeoisie catholique Guy de Larigaudie : un idéal scout dans l'entre deux guerres Sartre après la 2e guerre mondiale : l'écrivain doit s'engager et le néant c'est la liberté Analyse de la société de consommation : les loisirs conditionnés et commerciaux du Meilleur des mondes de Huxcley 1959 Transformations du sens des mots pour décrire la société de consommation contemporaine Rejet de la société de consommation et individualisme: slogans et graffitis de Mai 68. L'appel du Pape Jean Paul II à la jeunesse : N'ayez pas peur 1978 France est tu fidèle aux promesses de ton baptême? Jean Paul II 1980 Analyse des émeutes de novembre 2005 Vers une guerre des générations : les baby boomers contre leurs enfants Plus ... version longue de certains documents |
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| Seuls
deux auteurs chrétiens du haut Moyen Age défendent l'idée
d'une terre plate, contre tous les autres. Lanctance (245-325 ap. J-C). [biographe de Constantin]... rejetait tous les philosophes grecs et, par conséquent, rejetait le fait de la terre sphérique. ... et son travail fut totalement ignoré jusqu'à la Renaissance. ... certains humanistes l'ont ranimé comme modèle de latin recherché. Naturellement, sa position de la terre plate fut aussi ranimée. Cosmas Indicopleustes, [moine du Sinaï, décrivant l'océan indien] qui écrivit au sixième siècle ... maintenait que la terre était plate et ... De même, il rejetait les philosophes païens Cosmas [ne fut traduit en latin qu'au XIVe siècle] et tomba dans l'obscurité jusqu'a sa réédition en 1706 ... la majorité des pères de l'église n'ont pas traité du sujet de la forme de la terre, mais ceux qui en ont traité, comme [Isidore de Séville, le plus écouté sur les questions de sciences naturelles au haut Moyen Age; pose la question à propos de l'évangélisation "aux quatre coins de la terre" pour rejeter l'idée d'une terre plate] Augustin et Origène, croyaient qu'elle était ronde Les origines récentes du mythe de la terre plate Après ces écrivains des quatrième et sixième siècles, rien de plus ne s'est fait entendre concernant la terre plate jusqu'en 1828, lorsqu'un écrivain américain, Washington Irving, a publié son livre sur Christophe Colomb. ... il avait assemblé un excellent roman ... qui s'intitulait La Vie et les voyages de Christophe Colomb ... [Dans] la confrontation entre Colomb et les autorités religieuses au Conseil de Salamanque. ... [il n'y eut pas] un conflit entre un croyant solitaire qui supportait la position d'une terre sphérique et la majorité des autorités de l'église qui pensaient que la terre était plate. Colomb avait faussé ses chiffres pour faire croire que la distance entre l'Europe et le Japon était moindre que la réalité. ... ce qui rend possible une travaersée en moins de trois mois, la limité d'autonomie des bateaux de l'époque (avant l'aparition d'avitaminoses mortelles chez les marins comme le scorbut) et non pas la forme de la terre. ... le récit de Irving ... s'est infiltré dans la presse populaire du temps. Antoine-Jean Letronne (1787-1848) ... a obtenu la chaire d'histoire au Collège de France. En 1834, il a publié un article de 32 pages dans la fameuse Revue des deux mondes sur les opinions cosmographiques des pères de l'église. ... [qui] a fait comprendre que la position de Lactantius (une terre plate) était la position majoritaire des pères de l'église, incluant Augustin, Ambroise et Basile. Il disait que sous un tel supposé règne de folie, les astronomes étaient forcés de croire que la terre était plate. ... personne n'a vérifié ses sources d'information ... le mythe de la terre plate s'est répandu à travers la société en général. [Ces idées ont été vulgarisées aux Etats Unis par] John William Draper (1811-1882) ... directeur du collège médical de l'Université de New York. [dans] Histoire du conflit entre la religion et la science [et] Andrew Dickson White (1832-1918) ... en vint à détester le christianisme qu'il connaissait. En 1865, il fonda l'Université Cornell, qui fut la première Université séculière aux États-Unis, et il en devint le premier président à 33 ans. ... En 1896, il écrivit une oeuvre ... intitulée Histoire de la guerre entre la science et la théologie dans le monde chrétien . [qui inclut aussi] le mythe de la terre plate. D'après une présentation du livre de J.B. Russel, L'invention de la terre plate, par Ian Taylor et un article de la revue l'histoire ... Haut de page |
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| Des
théories biologiques de Darwin au darwinisme social et à l'eugénisme
qui influence socio-démocrates et nationaux socialistes " La conclusion fondamentale à laquelle nous sommes arrivés dans cet ouvrage, à savoir que l'homme descend de quelque forme d'organisation inférieure, sera, je le regrette de le penser, fort désagréable à beaucoup de personnes. " (Charles Darwin, La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, tome II, page 426 En 1859, le prodigieux travail de recherche de Charles Darwin sur L'Origine des Espèces reçoit un accueil enthousiaste car il comble les attentes du public. La mise en évidence scientifique de la sélection naturelle comme facteur d'adaptation des espèces vivantes à leur milieu va donner naissance à un darwinisme social qui verra dans les luttes civiles, les inégalités sociales et les guerres de conquête rien moins que l'application à l'espèce humaine de la sélection naturelle. Des théoriciens scientistes inspirés par la théorie de la sélection naturelle, prônent l'intervention de l'État pour améliorer l'espèce humaine. Leurs préceptes sont mis en oeuvre pour la première fois en Suède en 1922 par les élus sociaux-démocrates qui autorisent la stérilisation des handicapés et des marginaux. Ils sont importés en Allemagne par Hitler dès 1933. Hérodote.net ... Haut de page |
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| Le
concile Vatican I, met la raison au service de la Foi Et non-seulement la foi et la raison ne peuvent jamais être en désaccord, mais elles se prêtent aussi un mutuel secours ; la droite raison démontre les fondements de la foi, et, éclairée par sa lumière, elle cultive la science des choses divines ; la foi délivre et prémunit la raison des erreurs, et l'enrichit d'amples connaissances. Bien loin donc que l'Église soit opposée à l'étude des arts et sciences humaines, elle la favorise et la propage de mille manières. Car elle n'ignore ni ne méprise les avantages qui en résultent pour la vie des hommes ; bien plus, elle reconnaît que les sciences et les arts venus de Dieu, le Maître des sciences, s'ils sont dirigés convenablement, conduisent à Dieu, avec l'aide de sa grâce Concile de Vatican I constitution Dei filius, chapitre IV de la Foi et de la Raison ... Haut de page |
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| Analyse
des émeutes de novembre 2005 Unité des média et division du sommet de l'Etat "Les pouvoirs publics ont appris à gérer les émeutes depuis quinze ans mais ils ont échoué en novembre 2005." Ainsi parle Lucienne Bui Trong, qui fut la fondatrice et durant près de dix ans la responsable de la section des violences urbaines aux Renseignements généraux entre 1990 et 2000. ... la commissaire divisionnaire honoraire Bui Trong ... intervenait devant un parterre de chercheurs et d'universitaires lors de la journée consacrée aux violences urbaines de novembre 2005 par le Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof) et le Centre de sociologie des organisations (CSO), "Les émeutiers se sont retrouvés face à un discours médiatique fort alors que le discours politique était divisé, a estimé Lucienne Bui Trong. L'extraordinaire extension géographique des émeutes résulte de l'absence d'unité des pouvoirs publics face à la crise : les savoir-faire acquis depuis quinze ans n'ont pas été mis en oeuvre, la division est apparue au sein même de l'équipe gouvernementale, plusieurs jours durant. Dans le même temps, la télévision a joué à fond son rôle de tam-tam moderne. Nombre de verrous ont alors sauté. Une certaine unité d'ensemble a fini par se dégager, autour de slogans hostiles au ministre de l'Intérieur." Une contestation de la légitimité de l'Etat Aux RG, Lucienne Bui Trong s'est attelée en 1990 à l'étude des violences urbaines : ... les éléments déclencheurs des violences plus ou moins graves : un jeune d'un quartier victime d'un drame qui éveille un réflexe de solidarité parmi ses pairs, l'émotion générant les rumeurs qui entraînent l'escalade de la violence. ... Lucienne Bui Trong a donné son nom au premier outil de connaissance et d'évaluation des violences urbaines mis en place en 1991 [ qui classe les violences en fonction de leur degré de constation de l'Etat] : l'"échelle Bui Trong", qui comportait huit niveaux de violence, depuis le degré 1 du feu de poubelles jusqu'au degré 8 de l'émeute avec affrontement collectif contre la police durant trois à cinq nuits d'affilée. Pour ses détracteurs, l'"échelle Bui Trong", mesurant au fil des années une augmentation des violences urbaines, a surtout servi la cause des maîtres de la pensée sécuritaire. Une augmentation des violences "Les émeutes de novembre ne m'ont pas étonnée. Il y a une continuité entre les quartiers que je connais depuis quinze ans et ceux qui ont été touchés en 2005. L'enquête de 1991 avait permis de repérer 105 quartiers touchés par la violence, parmi lesquels 40 connaissaient, de manière relativement banalisée, des violences visant la personne des policiers. En octobre 2000, on dénombrait 909 points chauds ayant connu la violence urbaine au cours des mois précédents, parmi lesquels 161 connaissaient des violences antipolicières. Ces points chauds étaient répartis dans 486 villes. .... [on constate aussi] l'apparition de violences urbaines sans "l'émotion initiale", sans l'élément déclencheur que peut être la mort d'un jeune ou une intervention policière. Elle en veut pour preuve les incendies de voitures du 14 Juillet et de la Saint-Sylvestre dans lesquels "le traitement télévisuel de la violence éveille le nationalisme de quartier et l'envie de faire parler de soi". Libération vendredi 03 mars 2006 Lucienne Bui Trong est l'auteur de Violences urbaines, des vérités qui dérangent (éd. Bayard, 2000), Les Racines de la violence (éd. Louis Audibert, 2003), La Police dans la société française (éd. PUF, 2003). ... Haut de page |
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| Le
baccalauréat donne des idées générales, mais
aucune formation utilisable : Emile Zola, 1877 C'est là qu'on sent toute la misère de l'instruction classique. Le bachelier est un rouage absolument inutile dans notre société. Il a passé sept années dans un lycée, il a touché aux éléments de toutes les connaissances, et il n'est bon à rien, et il grelotte sur le pavé, s'il n'a pas une fortune personnelle qui l'empêche de mourir de faim. Toute sa science se borne à des idées générales, il n'a pas reçu une direction pratique; il ne peut ni tenir des livres, ni écrire une lettre proprement, ni se rendre d'une utilité quelconque dans une administration ou dans une industrie. Et ce qui est le comble du dérisoire, c'est qu'il a une foule de notions qui ne lui sont d'aucune utilité, c'est qu'il possède en un mot le luxe de l'instruction, sans en avoir le nécessaire. Sept années, sept années entières ont été dépensées par lui pour obtenir ce beau résultat Emile Zola, Le Messager de l'Europe, mars 1877, Les Mots de l'histoire. ... Haut de page |
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| Les
premiers bains de mer, soin médical avant d'être un plaisir
1843 Elle s'abandonne en tremblant dans les bras de l'autre moitié du genre humain. La victime retient son souffle, elle a mis sa blanche main devant ses lèvres et devant son nez, tant elle craint de laisser pénétrer une goutte de cette eau nauséabonde, visqueuse et amère, d'avaler quelque crabe aux pinces menaçantes, quelque coquillage fantastique. Enfin, elle jette un cri, elle a subi l'immersion... Le baigneur l'abandonne en la surveiltant... Quand ses forces s'épuisent, il la rapporte au rivage, son teint est bleu et violet... sa main délicate et blanche grelotte de froid et ses dents claquent. Elle retourne à sa tente : elle s'est suffisamment amusée. Oh ! ne me montrez jamais de femme à la sortie du bain Illustration, août 1843. Les Mots de l'histoire. ... Haut de page |
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| Vers
une guerre des générations : les baby boomers contre leurs
enfants Si vous êtes nés après 1955, malheur à vous. Vous êtes les générations sacrifiées. Les " baby-losers " de l'histoire. Pas seulement parce que vous avez découvert le sexe avec le sida, la famille avec la montée des divorces, le travail avec le chômage et la politique avec les affaires. Mais parce que, pour la première fois de l'histoire contemporaine, votre situation économique et sociale est pire que celle de vos parents, Cette réalité potentiellement explosive, ces derniers l'ont longtemps occultée. " Un jour nos enfants auront 20 ans, 30 ans, 40 ans. Ce jour-là, nos enfants nous haïront. Et ils auront raison. Car nous, les baby-boomers, leur avons laissé une société molle, mitée, usée. Nous avons eu tous les atouts en main, nous avons exercé sans pitié notre droit d'inventaire sur les valeurs que les générations précédentes nous avaient transmises, nous avons grandi dans une société en pleine croissance. Et quel avenir avons-nous préparé à nos propres enfants ? Si un jour nos enfants crient leur colère, personne ne pourra dire : nous ne savions pas. " Denis Jeambar et Jacqueline Remy Louis Chauvel [a publié deux livres sur la question] Il ne faut pas trop le pousser pour qu'il parle de " guerre des générations les émeutes des banlieues, les manifestations anti-CPE ou celles des stagiaires issus des classes moyennes ou populaires, les jeunes hurlent désormais leur désespérance. Une spoliation générationnelle " En 1975, les trentenaires gagnaient en moyenne 15 % de moins que les cinquantenaires, rappelle Louis Chauvel. Aujourd'hui, 40 %. " La situation contemporaine est au contraire propice au retour des "fils de" et "filles de". à cause d'un système universitaire au rabais. l'accès au logement, il est lui aussi de plus en plus difficile. " La hausse de l'immobilier organise comme jamais un transfert de richesses vers les seniors, ls il faudrait ajouter le legs d'une dette publique abyssale et de deux autres bombes à retardement : le système de santé et les retraites. Car, d'ici à 2040, nous allons passer en France de quatre à sept retraités pour dix actifs. C'est la plus incroyable spoliation générationnelle de notre histoire. " Bref, tout se passe comme si la France avait sacrifié ses jeunes, délibérément ou non, pour conserver son modèle social, qui profite essentiellement aux baby-boomers au détriment des générations suivantes Domination générationnelle Alors, pourquoi le débat tarde-t-il tant à émerger, qu'est-ce qui a progressé depuis 1976 ? Impossible de s'interroger sur le legs de 68, on vous rétorque tout de suite que vous êtes contre le progrès social, que vous êtes réac... " Silence, les gosses ! La domination est symbolique, mais aussi matérielle et, surtout, politique. A l'Assemblée nationale, seuls 15,1 % des députés ont moins de 44 ans. Ils étaient près de 40 % en 1981. Idem dans les grands médias d'information : partout les jeunes sont sous-représentés et, donc, aux abonnés absents des grands débats de société. " Les entreprises font travailler les jeunes pour presque rien, grâce aux généreuses subventions des familles On a mis en place une société fondée sur la mendicité familiale ! " Une révolte impossible ? les jeunes ont beau subir un déclin social inédit, on cherche désespérément les signes de rébellion et de vraie remise en question des aînés. La faute, peut-être, au laxisme bienveillant dans lequel leurs soixante-huitards de parents les ont élevés, et qui rend difficile, voire impossible, toute révolte ? La prospérité pour tous ... les héritiers Tout se passe comme si les Français, jeunes et vieux, restaient bloqués sur le souvenir des Trente Glorieuses et se refusaient à lancer le vrai débat : celui de la reconnaissance des déséquilibres. " Les enfants de baby-boomers et particulièrement ceux des classes moyennes ont été depuis l'enfance imbriqués dans la société de consommation dont ils conservent les moyens tant qu'ils vivent au domicile parental. Mais ensuite ? La génération 68 a démocratisé les aspirations des classes moyennes, elle a propagé un modèle d'individualisme prométhéen mais sans donner les moyens qui vont avec Du moins pour tous ceux - la grande majorité - qui devront se contenter des revenus de leur travail. Car, pour les héritiers, l'avenir est rose. Weronika Zarachowicz, Source : un article de télérama et autres articles ... Haut de page |
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| Sartre
après la 2e guerre mondiale : l'écrivain doit s'engager et
le néant c'est la liberté Sartre défend l'engagement politique des artistes : " Puisque l'écrivain n'a aucun moyen de s'évader, nous voulons qu'il embrasse étroitement son époque . Je tiens Flaubert et Goncourt pour responsables de la répression qui suivit la Commune parce qu'ils n'ont pas écrit une ligne pour l'empêcher. Ce n'était pas leur affaire, dira-t-on. Mais le procès de Calas, était-ce l'affaire de Voltaire ? La condamnation de Dreyfus, était-ce l'affaire de Zola ? L'administration du Congo, était-ce l'affaire de Gide ? Chacun de ces auteurs, en une circonstance particulière de sa vie, a mesuré sa responsabilité d'écrivain " Les Temps modernes, n°1. Sartre, l'être et le néant Nous avons, en effet, établi dès notre premier chapitre que si la négation vient au monde par la réalité-humaine, celle-ci doit être un être qui peut réaliser une rupture néantisante avec le monde et avec soi-même ; et nous avions établi que la possibilité permanente de cette rupture ne faisait qu'une avec la liberté. ... Haut de page |
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| Guy
de Larigaudie : un idéal scout dans l'entre deux guerres Toutes les vocations humaines à la recherche de Dieu "Plus douce que la joie brutale du combat journalier, nous éprouvons aussi, nous sachant les porteurs de rêves de milliers de garçons, la sensation de vivre pour eux quelque chose de rude, de beau et de grand" "Ma vie toute entière n'a été qu'une longue quête de Dieu. Partout, à toute heure en tout lieu du monde, j'ai cherché sa trace ou sa présence. La mort ne sera pour moi qu'un merveilleux laisser-courre". "La vie idéale est celle où Dieu nous veut, individuellement, nous veut moine, aventurier, cordonnier ou assureur." Amour et chasteté "Tout se joue dans la plénitude de l'amour de Dieu. Peu importe que l'on soit moine ou marié, coureur d'aventure ou biscuitier, il n'est que l'amour de Dieu qui compte." "Il semble impossible de passer toute sa vie sans avoir près de soi la douceur d'une présence féminine. On y arrive en tâchant de remplacer le besoin d'amour humain par un profond amour de Dieu. En faisant vraiment de Dieu le compagnon de chaque heure .... La chasteté est une gageure impossible et ridicule si elle n'a pour armature que des préceptes négatifs. Elle est possible et belle et enrichissante si elle s'appuie sur une base positive: l'amour de Dieu, vivant, total, seul capable de contenter l'immense besoin d'amour qui remplit notre cur d'homme." Au combat "Me voici maintenant au baroud. Peut-être n'en reviendrais-je pas. J'avais de beaux rêves et de beaux projets, mais, n'était la peine immense que cela va faire à ma pauvre maman et aux miens, j'exulte de joie. J'avais tellement la nostalgie du Ciel et voilà que la porte va bientôt s'ouvrir. Le sacrifice de ma vie n'est même pas un sacrifice, tant mon désir du Ciel et de de la possession de Dieu est vaste. .... J'avais rêvé de devenir un saint et d'être un modèle pour les louveteaux, les scouts et les routiers. L'ambition était peut-être trop grande pour ma taille, mais c'était mon rêve. Il n'est plus maintenant que de courir joyeusement ma dernière aventure". Guy de Larigaudie : Mort au combat en 1940 D'après 1600 Jeunes Saints, Jeunes Témoins - Éditions de Chiré - François Marie Algoud ... Haut de page |
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Condamantions
chrétiennes de la dans dans les années 1920 |
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| France
est tu fidèle aux promesses de ton baptême? Jean Paul II 1980 Le problème de l'absence du Christ n'existe pas. Le problème de son éloignement de l'histoire de l'homme n'existe pas. Le silence de Dieu à l'egard des inquiétudes du cur et du sort de l'homme n'existe pas. Il n'y a qu'un seul problème qui existe toujours et partout: le problème de notre présence auprès du Christ. De notre permanence dans le Christ. De notre intimité avec la vérité authentique de ses paroles et avec la puissance de son amour. Il n'existe qu'un problème, celui de notre fidélité à l'alliance avec la sagesse éternelle, qui est source d'une vraie culture, c'est-à-dire de la croissance de l'homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit! Alors permettez-moi, pour conclure, de vous interroger: France, Fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême? Permettez-moi de vous demander: France, Fille de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'alliance avec la sagesse éternelle?" ... Haut de page |
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| Transformations
du sens des mots pour décrire la société de consommation
moderne Nous sommes nés avant la télévision, avant la pénicilline, avant les produits surgelés, les photocopies, le plastique, les verres de contact, la vidéo et le magnétoscope, et avant la pilule. Nous étions là avant les radars, les cartes de crédit, la bombe atomique, le rayon laser, avant le stylo à bille, avant les lave-vaisselle, les congélateurs, les couvertures chauffantes, avant la climatisation, avant les chemises sans repassage, et avant que l'homme marche sur la lune... Nous nous sommes mariés avant de vivre ensemble. La vie en communauté se passait au couvent. Le "fast-food" pour les Anglais, était un menu de carême et un "big-mac" était un grand manteau de pluie. Il n'y avait pas de mari au foyer, pas de congé parental, pas de télécopie ni de courrier électronique. Nous datons de l'ère d'avant les HLM et d'avant les pampers. Nous n'avions jamais entendu parler de la modulation de fréquence, de coeur artificiel, de transplant, de machine à écrire électronique, de jeunes gens portant une boucle d'oreille. Pour nous, un ordinateur était quelqu'un qui conférait un ordre ecclésiastique, une puce était un parasite et une souris était de la nourriture de chat. Les paraboles se trouvaient dans la Bible, pas sur les toits. Un site était un point de vue panoramique, un CDRom nous aurait fait penser à une boisson jamaïcaine, un joint empêchait un robinet de goutter, l'herbe était pour les vaches, et une cassette servait à ranger les bijoux. Un téléphone cellulaire aurait été installé dans un pénitencier. Le rock était une matière géologique, un gai (prononcé gay en anglais) était quelqu'un qui faisait rire et made in Taïwan était de l'exotisme. Texte anonyme circulant sur internet ... Haut de page |
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| Le
scientisme de Renan : la science remplacera la croyance par le savoir et
résoudra au mieux tous les problèmes, au risque de désenchanter
le monde "Oui, il viendra un jour où l'humanité ne croira plus, mais où elle saura; un jour où elle saura le monde métaphysique et moral, comme elle sait déjà le monde physique; un jour où le gouvernement de l'humanité ne sera plus livré au hasard et à l'intrigue, mais à la discussion rationnelle du meilleur et des moyens les plus efficaces de l'atteindre. Si tel est le but de la science, si elle a pour objet d'enseigner à l'homme sa fin et sa loi, de lui faire saisir le vrai sens de la vie, de composer, avec l'art, la poésie et la vertu, le divin idéal qui seul donne du prix à l'existence humaine, peut-elle avoir de sérieux détracteurs? ... Sans doute, si l'on s'en tenait à ce qu'a fait jusqu'ici la science sans considérer l'avenir, on pourrait se demander si elle remplira jamais ce programme, et si elle arrivera un jour à donner à l'humanité un symbole comparable à celui des religions. La science n'a guère fait jusqu'ici que détruire. Appliquée à la nature, elle en a détruit le charme et le mystère, en montrant des forces mathématiques là où l'imagination populaire voyait vie, expression morale et liberté ..., et il se peut qu'en face de cette nature sévère et inflexible que nous a créée le rationalisme, quelques-uns se prennent à regretter le miracle et à reprocher à l'expérience de l'avoir banni de l'univers. Mais ce ne peut être que par l'effet d'une vue incomplète des résultats de la science. Il ne faut jamais s'effrayer de la marche de la science, puisqu'il est sûr qu'elle ne mènera qu'à découvrir d'incomparables beautés. " Ernest Renan, L'avenir de la science, 1848, pub. en 1890. ... Haut de page |
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| Le
positivisme : considérer les phénomènes sociaux avec
les méthodes des sciences physiques " En effet, dans les quatre catégories principales de phénomènes naturels ... , les phénomènes astronomiques, physiques, chimiques et physiologiques, on remarque une lacune essentielle relative aux phénomènes sociaux, qui bien que compris implicitement parmi les phénomènes physiologiques, méritent, soit par leur importance, soit par les difficultés propres à leur étude, de former une catégorie distincte ... Les méthodes théologiques et métaphysiques, qui ... ne sont plus maintenant employées par personne, soit même seulement comme argumentation, sont encore, au contraire, exclusivement utilisées ... pour tout ce qui concerne les phénomènes sociaux, quoique leur insuffisance à cet égard soit déjà pleinement ressentie par tous les bons esprits ... . Maintenant que l'esprit humain a fondé la physique céleste, la physique terrestre, ... la physique organique, il lui reste à déterminer le système des sciences d'observation en fondant la physique sociale. Tel est aujourd'hui ... le plus grand et le plus pressant besoin de notre intelligence. " Auguste Comte, Cours de philosophie positive, 1839-1842. ... Haut de page |
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| "L'homme
de science" ignore tout en dehors de son petit domaine " L'homme de science actuel est le prototype de l'homme-masse. Et non par hasard, ni par imperfection personnelle de chaque homme de science, mais parce que la science elle-même - base de la civilisation - le transforme automatiquement en homme-masse, c'est-à-dire fait de lui un primitif, un barbare moderne. Il serait d'un réel intérêt, et d'une utilité plus grande qu'il ne le paraît à première vue, d'écrire une histoire des sciences physiques et biologiques, en soulignant le processus de spécialisation croissante dans le travail des investigateurs. Cette histoire montrerait comment, génération après génération, l'homme de science s'est de plus en plus restreint, limité, cantonné dans un champ intellectuel chaque fois plus étroit ... Autrefois, les hommes pouvaient se partager, simplement, en savants et en ignorants, en plus ou moins savants, en plus ou moins ignorants. Mais le spécialiste ne peut entrer en aucune de ces deux catégories. Ce n'est pas un savant, car il ignore complètement tout ce qui n'entre pas dans sa spécialité; mais il n'est pas non plus un ignorant, car c'est un "homme de science" qui connaît très bien sa petite portion d'univers. Nous dirons donc que c'est un savant-ignorant... ". José Ortega y Gasset, La révolte des masses, 1930. .. Haut de page |
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| Bergson
: La science ne peut qu'observer le mouvement de la vie sans pouvoir le
saisir 1907 Notre pensée, sous sa forme purement logique, est incapable de se représenter la vraie nature de la vie, la signification profonde du mouvement évolutif. Créée par la vie, dans des circonstances déterminées, pour agir sur des choses déterminées, comment embrasserait-elle la vie, dont elle n'est qu'une émanation ou un aspect? Déposée, en cours de route, par le mouvement évolutif, comment s'appliquerait-elle le long du mouvement évolutif lui-même? Autant vaudrait prétendre que la partie égale le tout, que l'effet peut résorber en lui sa cause, ou que le galet laissé sur la plage dessine la forme de la vague qui l'apportera. Henri Bergson, L'Évolution créatrice, 1907. ... Haut de page |
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| La
science humaine dépasse l'oeuvre de la nature : Marcellin Berthelot
invente la chimie organique en 1854 En 1936, le mathématicien Paul Painlevé rend hommage au chimiste Marcellin Berthelot (1827-1907). " Dans toutes les sphères où se manifestait son activité, il apparaissait comme le représentant de la raison scientifique, de cette puissante et sereine faculté de l'esprit humain qui contemple la nature avec lucidité, construitavec des faits, non avec des mots, et ne se laisse imposer ni frein à ses efforts, ni barrière à ses recherches .... Quelle fut, dans les conceptions philosophiques de Berthelot, l'idée de fond assez puissante pour soutenir et inspirer toutes ses recherches scientifiques? C'est la croyance en l'unité de l'univers, de ses phénomènes et de ses lois. Entre le monde minéral et le monde de la vie, il n'y a point d'abîme. Les combinaisons chimiques que la nature réalise dans le sol, dans les racines d'une plante, dans l'estomac d'un animal, le savant peut les reproduire dans ses creusets et ses cornues. Bien plus, une fois qu'il a démêlé les secrètes affinités des corps, il est capable de créer des combinaisons nouvelles, que la nature ne nous offre pas. C'est de cette combinaison qu'est sortie la chimie organique ... Dès 1854, à peine âgé de vingt-sept ans, il tente ses plus audacieuses synthèses. Enfin, celle qui domine toutes les autres, la synthèse de l'acétylène, la plus surprenante, la plus inattendue, la plus simple: du charbon et de l'hydrogène, en présence de l'arc électrique, s'unissent pour produire ce corps dont la synthèse entraînerait la synthèse purement chimique de tous les carbures d'hydrogène, des alcools, des corps gras, en un mot de tous les produits naturels .... Berthelot était donc en droit de conclure avec un légitime orgueil : "Le domaine où la synthèse chimique exerce sa puissance créatrice est plus grand que celui de la nature actuellement réalisé". " Paul Painlevé, Paroles et écrits, Rieder, 1936. ... Haut de page |
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| La
méthode expérimentale : des hypothèses vérifées
par des faits et modifiables par des faits nouveaux, Claude Bernard (1865)
"Quand l'hypothèse est soumise à la méthode expérimentale, elle devient une théorie; tandis que si elle est soumise à la logique seule, elle devient un système. Le système est donc une hypothèse à laquelle on a ramené logiquement les faits à l'aide du raisonnement, mais sans une vérification critique expérimentale. La théorie est l'hypothèse vérifiée, après qu'elle a été soumise au contrôle du raisonnement et de la critique expérimentale. La meilleure théorie est celle qui a été vérifiée par le plus grand nombre de faits. Mais une théorie, pour rester bonne, doit toujours se modifier avec les progrès de la science et demeurer constamment soumise à la vérification et à la critique des faits nouveaux qui apparaissent. Si l'on considérait une théorie comme parfaite et si l'on cessait de la vérifier par l'expérience scientifique journalière, elle deviendrait une doctrine. Une doctrine est donc une théorie que l'on regarde comme immuable, et que l'on prend pour point de départ de déductions ultérieures, que l'on se croit dispensé de soumettre désormais à la vérification expérimentale. " Claude Bernard (1813-1878), Introduction à la médecine expérimentale, 1865. ... Haut de page |
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| Le
cinéma : une école d'abrutissement? " L'abus du cinématographe, même de la variété dite instructive, ne semble pas devoir grandir beaucoup les intelligences. Quant au cinéma dramatique et, si l'on peut dire, littéraire, il est une parfaite école d'ahurissement. Cette action que l'on voit se dérouler avec une vitesse démente, cet amas de gestes peu cohérents donne de la vie une représentation beaucoup moins exacte encore que les plus plates descriptions. Quant aux oeuvres qui ont une réelle valeur littéraire, c'est une pitié que de les voir traduites par des ombres tremblotantes .... L'image trahit la pensée à un degré même que je n'aurais pas cru possible. " R. de Gourmont, 1914, cité dans M. L'Herbier, Intelligence du cinématographe, Paris, 1945. ... Haut de page |
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| Révolte
d'une jeune intellectuelle contre les petitesses de la bonne bourgeoisie
catholique Les devoirs d'une jeune bourgeoise " Zaza avait accompli en juin le rare exploit de réussir du premier coup son certificat de philologie. Pourtant, cette année, elle n'avait accordé que très peu de temps à ses études. Sa mère réclamait de plus en plus tyranniquement sa présence et ses services. Madame Mabille tenait l'épargne pour une vertu capitale; elle eût jugé immoral d'acheter chez un fournisseur les produits qui pouvaient se fabriquer à la maison: pâtisserie, confitures, lingerie, robes et manteaux. ... Quand les petites Mabille avaient besoin d'une toilette neuve, Zaza devait explorer une dizaine de magasins; de chacun, elle rapportait une liasse d'échantillons que Madame Mabille comparait, en tenant compte de la qualité du tissu et de son prix; après une longue délibération, Zaza retournait acheter l'étoffe choisie. Ces tâches, et les corvées mondaines qui s'étaient multipliées depuis l'ascension de Monsieur Mabille, excédaient Zaza. Elle ne parvenait pas à se convaincre qu'en courant les salons et les grands magasins, elle observait fidèlement les préceptes de l'Évangile. Sans doute, son devoir de chrétienne était-il de se soumettre à sa mère; mais, lisant un livre sur Port-Royal, elle avait été frappée par un mot de Nicole, suggérant que l'obéissance aussi peut être un piège du démon. " Simone de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée, Gallimard, 1958. ... Haut de page |
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| Emancipation
de la femme : Coco Chanel et la mode "pratique" "On la trouva un jour établie dans un petit appartement de la rue Cambon faisant des robes pratiques, c'est-à-dire en tricot. Ce mot "pratique" devait faire son succès. Aux falbalas de l'avant-guerre, avaient succédé par force des toilettes simples; mais on n'attendait que la victoire pour les quitter. Le génie de Chanel fut de faire une élégance de ce que l'on n'acceptait que comme une privation. Elle inventa le bon marché coûteux, la misère riche, la pauvreté charmante. Ce fut dans la mode une révolution considérable, et ce fut la même dans les moeurs, car c'est le pratique qui a enlevé aux femmes ce mystère dont leur séduction a tant besoin pour s'exercer comme il faut. Avec cela, Chanel mit à la mode les cheveux coupés et les faux bijoux. " Maurice Sachs, Au temps du Bceuf sur le toit, édition de la Nouvelle revue critique, 1939 Manuel Belin.... Haut de page |
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| Pie
X condamne le Sillon : un rapprochement blasphématoire entre l'Evangile
et la révolution", lettre "notre charge apostolique",
1910. Notre charge apostolique nous fait un devoir de veiller à la pureté de la foi et à l'intégrité de la discipline catholique, de préserver les fidèles des dangers de l'erreur et du mal, surtout quand l'erreur et le mal leur sont présentés dans un langage entraînant, qui, peut enflammer les curs pour des causes séduisantes mais funestes. Telles ont été naguère les doctrines des prétendus philosophes du XVIIIe siècle, celles de la Révolution et du libéralisme tant de fois condamnées ; telles sont encore aujourd'hui les théories du Sillon, qui, sous leurs apparences brillantes et généreuses, manquent trop souvent de clarté, de logique et de vérité, et, sous ce rapport, ne relèvent pas du génie catholique et français." Source ... Haut de page |
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| L'appel
du Pape Jean Paul II à la jeunesse : n'ayez pas peur 1978 Retour du religieux et des valeurs? : discours de Jean Paul II "Frères et soeurs, n'ayez pas peur d'accueillir le Christ et d'accepter son pouvoir ! Aidez le Pape et tous ceux qui veulent servir le Christ et, avec la puissance du Christ, servir l'homme et l'humanité entière ! N'avez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portés du Christ ! A sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières dés États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. Le Christ sait "ce qu'il y a dans le coeur de l'homme", et lui seul le sait !". La messe dura quatre heures, et se prolongea par l'Angélus: "Chers frères et soeurs, je désire reprendre la magnifique habitude de mes prédécesseurs et réciter avec vous l'Angélus Jean Paul II Discours de la messe qui a suivi son élection comme Pape, 1978 ... Haut de page |
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| Rejet
de la société de consommation et indivisualisme: slogans et
graffitis de Mai 68. À bas la société de consommation. Aimez-vous les uns sur les autres Censier L'alcool tue. Prenez du L.S.D.. Cours camarade, lé vieux monde est derrière toi Sorbonne et/ou Odéon, rue Rotrou et/ou Sorbonne, hall grand amphi. Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend Nanterre L'économie est blessée, qu'elle crève ! Rue Linné En tout cas pas de remords ! Êtes-vous dés consommateurs ou bien des participants ? Les gens qui travaillent s'ennuient quand ils ne travaillent pas. Les gens qui ne travaillent pas ne s'ennuient jamais Sorbonne Il est interdit d'interdire Rue Saint-Jacques et/ou Nanterre, amphi musique L'imagination prend le pouvoir Rue de Seine et/ou Science Po., escalier Je rêvé d'être un imbécile heureux Nanterre. amphi. musique La liberté, c'est le droit au silence Censier Mort aux tièdes Censier Ne travaillez jamais ! Nanterre et/ou Sorbonne Le n'importe quoi érigé en système Nanterre Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui. Sorbonne Nous refusons d'être H.L.M.isés, diplômés, recensés, endoctrinés, sarcellisés, sermonés, matraqués, télémanipulés, gazés, fichés. "La passion de la destruction est une joie créatrice." (Bakounine) Soyez réalistes, exigez l'impossible. Source : page internet de slogans de mai 68 ... Haut de page |
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| Analyse
de la société de consommation : les loisirs conditionnés
et commerciaux du Meilleur des mondes de Huxcley Les fleurs et les paysages ont un défaut grave: ils sont gratuits. L'amour de la nature ne fournit de travail a nulle usine. On décida, du moins parmi les basses classes d'abolir l'amour de la nature, mais non point la tendance a consommer du transport. ... Nous conditionnons les masses a détester la campagne. Mais simultanément, nous les conditionnons a raffoler de tous les sports en plein air. En même temps, nous faisons le nécessaire pour que tous les sports de plein air nécessitent l'emploi d'appareils compliques. De sorte que l'on consomme des articles manufactures aussi bien que du transport. Aldoux Huxley, Retour au meilleur des mondes - Librairie Plon, 1959, p.169 ... Haut de page |
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| Evolution
des modes de vie et des mentalités: transformations des relations
entre garçons et filles entre 1900 et 1920 Certes, nous avons joui de plus de libertés civiques que la génération d'aujourd'hui soumise au service militaire, au service du travail, dans beaucoup de pays à une idéologie de masse. Nous pouvions perfectionner notre vie intérieure en étant moins dérangés. Nous pouvions voyager sans passeport ni visa partout où il nous plaisait, personne n'examinait nos opinions, notre origine, notre race ou notre religion. Nous avions infiniment plus de liberté individuelle, et nous ne l'avons pas seulement aimée, nous l'avons utilisée. Mais la jeunesse d'aujourd'hui vit davantage et fait plus consciemment l'expérience de sa propre jeunesse. Quand je vois de nos jours les jeunes gens revenir de leur école, de leur collège, le front haut et lumineux, le visage serein, quand je les vois ensemble, jeunes gens et jeunes filles, unis dans une libre et insouciante camaraderie, sans fausse pudeur ni fausse honte, glissant sur leurs skis par-dessus les champs de neige, roulant à deux en auto, à travers la campagne, fraternellement rassemblés dans toutes les manifestations d'une vie saine, insouciante, sans rien qui les oppresse soit du dedans, soit du dehors, il me paraît que ce sont mille années qui nous séparent, eux et nous. Il se peut que par cette facilité toute naturelle à prendre et à donner, bien des choses en amour, bien des freins mystérieux de la pudeur et de la honte, et bien des délicatesses dans la tendresse se soient perdues pour eux, qui nous semblaient particulièrement précieuses et pleines d'attraits. Mais tout cela me paraît peu de chose auprès de cette seule évolution, de cette évolution libératrice : la jeunesse jouit pleinement de ce qui nous a été refusé: du sentiment de la confiance en soi et de l'assurance intérieure. Stephan Zweig, le monde d'hier, 1942, reed. Belfond 1993 ... Haut de page |
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| Les
innovations de la grande presse: le "Paris-Soir". Lancé en 1923, ... Paris-Soir vivote à 50 000 exemplaires à peine .... Son destin change après son rachat le 16 avril 1930 par Jean Prouvost ... , industriel lainier du Nord, appuyé sur les capitaux sucriers et papetiers de la famille Béghin .... Paris-Soir, "grand quotidien d'informations illustrées " est entièrement renouvelé .... Grande nouveauté, les photographies, nombreuses, insérées sur deux, trois colonnes ou plus, n'illustrent plus seulement les articles, elles deviennent des éléments d'information à part entière, illustrant à elles seules, avec leurs légendes, les faits du jour. La mise en page de la " une " demeure symétrique, elle est dynamisée avec l'utilisation de très gros titres et la recherche du sensationnel. Parti de 80 000 en 1930, le tirage est parvenu à un million d'exemplaires en 1933, 1,7 million au printemps 1939, 2 millions à la fin de cette dernière année. Extraits de La presse en France des origines à 1944, histoire politique et matérielle, Gilles FEYEL. Ellipses, 1999. ... Haut de page |
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| Sainte
Thérèse 1873-1897 : Il me faut un Dieu qui prenne ma nature Non, je n'ai pu trouver, nulle autre créature, Qui m'aimât à ce point, et sans jamais mourir Car il me faut un Dieu qui prenne ma nature Qui devienne mon frère et qui puisse souffrir. Moi, si j'avais commis, tous les crimes possibles, Je garderai toujours, la même confiance, Car je sais bien que cette multitude d'offenses N'est qu'une goutte d'eau, dans un brasier ardent. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (1873-1897). ... Haut de page |
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| Nietzsche
: Dieu est mort Le plus important des événements récents, - le fait que "Dieu est mort", que la foi en le Dieu chrétien a été ébranlée. Cette foi a été minée, [avec] tout ce qui s y adosse et s'y vivifie : par exemple toute notre morale européenne. En effet, nous autres philosophes et "esprits libres", à la nouvelle que "le Dieu ancien est mort", nous nous sentons illuminés d'une aurore nouvelle; notre coeur en déborde de reconnaissance, d'étonnement, d'appréhension et d'attente, enfin l'horizon nous semble de nouveau libre. Nietzsche, Le Gai Savoir (1882-1887), ... Haut de page |
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| Naissance
d'une religion du progrès? Le Progrès La croyance en un progrès permanent de l'humanité vers des états de plus en plus hauts, meilleurs, vers le paradis terrestre, vers " la lumière ", et des réalités de ce style, est une des superstitions les plus nocives que nous ayons héritées du XIXe siècle. Elle règne encore aujourd'hui sur de grandes régions, surtout dans les pays arriérés et socialistes où le progrès est imposé par les partis communistes1. Son contenu est plus ou moins le suivant : l'homme est, par son essence, une créature progressive, c'est-à-dire que, comme espèce, il s'améliore, se perfectionne continuellement. Ce perfectionnement se manifeste dans tous les domaines. Sur le plan de la vision du monde, il passe de la superstition à la science. Dans la science, il évolue vers un savoir de plus en plus grand; en matière de technique, il maîtrise de mieux en mieux le monde. Pour la morale, il devient meilleur sans cesse. En politique, il invente les formes de gouvernement de plus en plus parfaites. Dans l'art, il crée les chef-d'uvres de plus en plus achevés. Ce n'est que dans la religion qu'il n'y a point de progrès, car elle est une superstition que le progrès élimine de façon efficace. Et si le progrès donne de si splendides résultats, la première et la plus sainte obligation de chaque être sain est de servir ce progrès de l'humanité auquel il faut soumettre tout et tous. Cette opinion, très répandue au XIXe siècle et encore avant la IIe guerre mondiale, est aujourd'hui rejetée par la majorité écrasante des gens éduqués dans les pays civilisés. Une meilleure connaissance des prémisses de la croyance dans le progrès, ainsi que les expériences vécues par l'humanité au cours du XXe siècle, ont démontré clairement qu'il s'agit d'une simple superstition. Pour prendre le premier point, la croyance en un progrès qui nous vient du temps des Lumières (à une époque où elle était encore totalement sans fondement) a reçu un appui du côté de la théorie de l'évolution de Darwin ainsi que du développement des sciences modernes et de la technique. La zoologie a démontré qu'il y a un progrès permanent dans le règne animal. Cette constatation a été transposée sur le cours de l'histoire humaine. De même que les mammifères ont été un progrès par rapport aux oiseaux, l'homme moderne est un progrès par rapport à l'homme de l'Antiquité et du Moyen Âge. Mais cette transposition des catégories biologiques sur notre histoire est absolument sans fondement, ne serait-ce que parce que nous sommes ici confrontés à une période de temps très courte. Nous ne connaissons vraiment bien que trois mille ans, environ cent générations, et les cent générations ne font qu'une unité dans la mesure de l'évolution biologique. Parler de progrès dans les limites de cette seconde biologique est une superstition. En même temps, une meilleure connaissance de l'histoire de la culture a permis de constater que le progrès est plutôt une exception en ce domaine, qu'il ne se manifeste que dans les périodes relativement courtes et seulement dans certaines composantes de la culture. Il est vrai, en effet, que nous avons eu, depuis le XVIIe siècle, un développement magnifique des sciences naturelles et de la technologie basée sur elles. Les résultats de ces dernières sont surtout imposants. Mais il n'y a pas eu dans l'histoire, pour autant qu'on sache, un progrès moral de l'humanité. Pour le dire plus précisément, on peut souvent noter un progrès dans les limites d'une période, d'une civilisation. Par exemple, le progrès dans l'Egypte antique depuis les temps de règne des Hyksos jusqu'à la XVIIIe dynastie est évident. Mais après le progrès moral vient d'habitude une régression. Pour s'en tenir à l'exemple de l'Egypte, la position de la femme dans le Nouvel Empire (XVIe - XIVe siècle av. J.-C.) fut meilleure qu'actuellement en Suisse. Or, dans la même Egypte règne aujourd'hui l'islam, selon lequel la femme, à ce qu'il paraît, n'a pas d'âme. Appeler cela un progrès serait une galéjade. Par ailleurs, le XXe siècle a vécu des crimes sur une échelle démesurée, sous forme de meurtres massifs accomplis dans les cruels camps allemands et russes - de vrais génocides que nous n'avions pas connus en Europe depuis longtemps. Parler de progrès moral permanent de l'humanité est donc une superstition. Il en est de même, semble-t-il, dans plusieurs autres domaines. Par exemple, il n'est pas du tout évident que les formes étatiques existant actuellement soient meilleures que celles du Moyen Âge, comme on le croit si souvent. C'est un fait qu'environ quatre cinquièmes des pays du monde sont gouvernés moins bien, par des caciques plus ou moins cruels, que ce ne fut le cas au temps des anciens pharaons ou des césars romains. On pourrait dire de même à propos de la science pure et de l'art. Une chose est sûre : on a assisté ces derniers temps - depuis à peu près le XVIIe siècle - à un progrès considérable dans les techniques. Ainsi, on a découvert par exemple, une nouvelle méthode de la notation de la mélodie (d'où la possibilité de créer de grandes opéras, des oratorios - et tant d'autres choses - qui n'existaient pas avant). Dans la construction des bâtiments, de nouvelles techniques ont apparu (le béton), qui ont rendu possibles de nouvelles formes architecturales. Dans la logique elle-même, l'application de la technique formelle a facilité le progrès de façon considérable. Mais quand nous nous demandons si le peintre moderne, du fait qu'il dispose de meilleures techniques, est meilleur peintre que Michel-Ange, ou si Frege est un plus grand logicien que Diodoros de Cronos, la réponse est qu'on ne le sait pas. De toute façon, il n'est pas évident qu'il y ait eu - dans l'essentiel - un progrès quelconque relatif à ces choses-là. Il en découle que l'affirmation consistant à poser un constant et général progrès de l'humanité est d'abord complètement imaginaire; et ensuite, une contradictoire avec les faits connus. Et comme il s'agit des choses appartenant au domaine de la science et à propos desquelles on veut trancher a priori, nous sommes ici en face d'une superstition typique. Il est vrai, en même temps, qu'un progrès restreint est possible aussi bien chez les individus qu'au sein des nations. Il faut donc solliciter un tel progrès. Mais la position " progressiste " décrite plus haut est une superstition. Revue Kephas, R.P. Joseph Bochenski o.p. Traduit du polonais par Mathias Izycki ... Haut de page |
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| Futurisme
: éloge esthétique de la violence moderne Manifeste futuriste. 1. Nous voulons chanter l'amour du danger. ... 7. Il n'y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d'oeuvre sans caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l'homme. 9. Nous voulons glorifier la guerre - seule hygiène du monde -, le militarisme, le patriotisme, le geste destructeur des anarchistes, les belles idées qui tuent et le mépris de la femme. 10. Nous voulons démolir les musées et les bibliothèques, combattre le moralisme, le féminisme et toutes les lâchetés opportunistes et utilitaires. 11. Nous chanterons les grandes foules agitées par le travail; les ressacs multicolores et polyphoniques des révolutions dans les capitales modernes .... C'est en Italie que nous lançons ce manifeste de violence culbutante et incendiaire, par lequel nous fondons aujourd'hui le Futurisme, parce que nous voulons délivrer l'Italie de sa gangrène de professeurs, d'archéologues, de cicérones et d'antiquaires ... . Texte rédigé en français et publié dans Le Figaro du 20 février 1909. ... Haut de page |
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| Impressionisme
: Pif, Paf, Vli, Vlan Claude monet, le village de Vétheuil 1879 L'école des impressionnistes Oh ! ce fut une rude journée que celle où je me risquai à la première exposition du Boulevard des Capucines en compagnie de M. Joseph Vincent, paysagiste, élève de Bertin, médaillé et décoré sous plusieurs gouvernements ! De mon air le plus naïf, je le conduisis devant le Champ labouré de M. Pissarro. A la vue de ce paysage formidable, le bonhomme crut que les verres de ses lunettes s'étaient troublés. Il les essuya avec soin, puis les reposa sur son nez. - Par Michalon ! s'écria-t-il, qu'est-ce que c'est que ça ! - Vous voyez... une gelée blanche sur des sillons profondément creusés. - Ça des sillons, ça de la gelée ?... Mais ce sont des grattures de palette posées uniformément sur une toile sale. Ça n'a ni queue, ni tête, ni haut, ni bas, ni devant, ni derrière. - Peut-être... mais l'impression y est. Mais ces taches ont été obtenues par le procédé qu'on emploie pour le badigeonnage des granits de fontaine ! Pif ! Paf ! Vli ! Vlan ! Va comme je te pousse ! C'est inouï, effroyable. J'en aurai un coup de sang. Journal : Le Charivari, 25 Avril 1874 ... Haut de page |
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| Scientisme,
Renan : La Raison gouvernera le monde Jusqu'ici, ce n'est pas la raison qui a mené le monde c'est le caprice, c'est la passion. Un jour viendra où la rai-son, éclairée par l'expérience, reprendra son pouvoir légi-time et conduira le monde non plus au hasard, mais avec la vue claire du but à atteindre. Organiser scientifique-ment l'humanité, tel est donc le premier mot de la scien-ce moderne, telle est sa légitime prétention. D'après Ernest Renan, L'Avenir de la science, pensées de 1848, 1890. ... Haut de page |
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