XIXe siècle
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La misère ouvrière au XIXe siècle
Enquête et réflexions sur la misère ouvrière par Villeneuve Bargemont, préfet ultra- royaliste

" Pour la société, une manufacture ne vaut la peine d'être exploitée que quand elle peut maintenir ses ouvriers dans un état de tolérable aisance. Pour le chef de la manufacture , il suffit qu'elle rapporte des profits , dussent ses ouvriers languir et périr enfin de misère. "
" Les manufacturiers de coton ont réduit successivement leurs ouvriers d'un salaire de 20 sous par jour à 13, à,12, et enfin à 8 sous. Leurs intérêts ayant été absolument séparés de ceux de leurs ouvriers, ils n'ont eu à s'occuper, en traitant avec eux , que des moyens de s'assurer leurs services au plus bas prix possible, au moment où ils en avaient besoin. Ils les renvoient [ et licencient ] dans leur maladie, leur vieillesse, ou dans les saisons mortes , pour que la charité publique , les hôpitaux (en Angleterre la paroisse) pourvoient à leur misérable existence."
Alban de Villeneuve Bargemont, ancien préfet du département du Nord sous Charles X, Economie politique chrétienne ou recherche sur la nature du paupérisme en France et en Europe et sur les moyens de le soulager et de le prévenir 1834

 

La libre fixation des salaires par la loi le Chapelier a abouti a une très forte baisse de ceux ci et explique l'effroyable misère ouvrière des débauts du XIXe siècle, et les révolutions violentes qui ont suivi

Villeneuve bargemont était une des représentants du courant ultra-royaliste et de sa volonté de rétablir un ancien régime social, favorable aux ouvriers manifestée lors de la discussion de la loi de 1841 sur la limitation du trvail des enfants dans les mines

Les chiffres qu'il utilise viennent de l'enquête qu'il a réalisé sur la situation des ouvriers dans le département du Nord, dont il était le préfet, en 1829.