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Un
concept universel?
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Débat entre l'idée
de droits de l'homme issus du droit naturel et supérieurs aux lois
civiles et la nouvelle conception des droits absolus des individus
et des communautés et reconnus par le consensus social.
Pour une limitation "asiatique" des droits de l'homme au nom de la "communauté". Un militant des droits de l'homme devenu président coréen estime que le bouddhisme apporte les bases des droits de l'homme. Droits de l'homme africain, musulman (+ étude) et arabe Liens : Antigone et les lois éternelles des dieux, Socrate et le nécessaire respect des lois civiles, Liberté, propriété sûreté en 1789 et Pie XI et les droits de la personne humaine : "il méconnaît, par l'amalgame qu'il fait des considérations de droit et d'utilité, le fait fondamental, que l'homme, en tant que personne, possède des droits qu'il tient de Dieu et qui doivent demeurer vis-à-vis de la collectivité hors de toute atteinte qui tendrait à les nier, à les abolir ou à les négliger". |
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| Des droits
de l'homme au consensus sur les droits de l'individu. La loi naturelle, qui nous intéresse surtout, reflète la loi éternelle; elle en est une facette. L'homme peut la découvrir parce que, dans les limites de sa condition de créature, il participe à la raison et à la volonté libre de Dieu. Cette loi naturelle doit à son tour s'entendre en deux sens complémentaires: elle est à la fois descriptive et prescriptive. La loi naturelle décrit l'homme dans la mesure où celui-ci incline à vivre en société; dans le même temps, elle prescrit à l'homme d'être juste pour que la société soit juste. Remarquons qu'il n'y a ici nulle référence à la loi divine, laquelle suppose une révélation de Dieu et l'adhésion des hommes à cette révélation par la foi. À la différence de la loi divine, la loi naturelle est accessible à tous les hommes du simple fait qu'ils sont tous doués de raison et de volonté libre. Le droit naturel trouve habituellement son expression dans des déclarations où les droits de l'homme sont proclamés. Ces derniers sont innés, inaliénables: ils sont antérieurs à la loi positive, surplombent celle-ci et permettent de la juger. Le droit et les lois humaines déduisent les conséquences du droit naturel ("Si tous les hommes ont la même dignité, l'apartheid doit être combattu") À l'époque moderne, les
jus-naturalistes
laissent de côté la référence à Dieu.
Ils observent la société;
confirment sa sociabilité
naturelle (Grotius), proclament qu'en entrant en société
civile, l'homme ne perd pas les droits, inaliénables, qu'il possédait
dans la société de nature (Locke).
La conception des droits de l'homme qui s'exprime dans la Déclaration de 1948 fait actuellement l'objet d'une contestation de plus en plus affichée et très radicale. Avec ses agences multiples et l'appui de certaines ONG, l'ONU est en train d'essayer d'imposer une "nouvelle éthique", de "nouveaux droits" qui semblent dilater la liberté chez les individus - entendons la liberté de faire n'importe quoi. Cette "nouvelle éthique" se présente comme tolérante, chacun choisissant sa vérité et ses normes éthiques au gré de ses convenances. Moyennant cette tolérance doctrinale, la paix serait - dit-on - assurée entre les hommes. Il s'ensuit que chaque fois qu'au nom de cette nouvelle conception des droits de l'homme on propose de "nouveaux droits" individuels - droit à l'homosexualité, à l'avortement, à l'euthanasie, etc. - on avance d'un cran dans la marche conduisant à la sacralisation civile de la violence. Cependant, pour faire bonne mesure, le droit à la violence individuelle devra être protégé par la violence des institutions. Cette violence-ci sera d'ailleurs double: elle portera, certes sur les corps, devenus "disponibles", mais elle portera surtout sur le moi psychologique des individus. Car la meilleure façon de juguler la contestation et la déviance, c'est de les prévenir en imposant à l'universalité des hommes la même "nouvelle éthique" consignée dans des conventions ayant force de loi. Cette tolérance doctrinale est pourtant inconciliable avec la
tolérance civile, qui demande le respect de tout homme. Elle prive
les hommes de toute protection contre la violence des individus et des
groupes qui ont choisi une morale de la violence. Dès lors, pour
contenir cette escalade, il faut un pouvoir public plus violent encore,
qui dispose non seulement des corps mais aussi des esprits. La "nouvelle
éthique" et la nouvelle conception des droits de l'homme sont
les signes annonciateurs d'une violence sans précédent dans
l'histoire, visant le moi physique et psychologique de chacun. Avec une
telle conception de l'homme, de la morale, de la société
et des droits de l'homme, la démocratie devient totalement impossible. |
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Pour une limitation "asiatique"
des droits de l'homme au nom de la "communauté". |
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