| La
sépration de l'Eglise et de l'Etat
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| Une volonté
de destruction de l'Eglise chez les laïcs français, Les
étapes de la décatholicisation
de l'Etat Mgr Freppel : Le silence sur Dieu à l'école enseigne mécaniquement l'athéisme Pie X encyclique "Vehementer Nos" contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat qui nie le nécessaire culte public rendu à Dieu, pour que l'Etat favorise la recherche des fins dernières au lieu de paralyser l'Eglise et de lui voler les dons de ses fidèles. Aristide Briand : Une loi soutenue par les catholiques libéraux ? Source du dossier |
| Aristide
Briand : Une loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat soutenue
par les catholiques libéraux ? "Je dis, messieurs, que cette loi a été votée avec votre collaboration. Il n'est pas niable que si les adversaires de la séparation avaient dit dès le début : vous posez une question que nous n'avons pas même, nous catholiques, le droit de discuter, nous nous retirons; c'était alors l'impossibilité pour nous d'élaborer notre projet de loi." ... Haut de page |
| Mgr
Freppel : Le silence sur Dieu à l'école enseigne mécaniquement
l'athéisme "On se figure que le silence de l'instituteur en matière de religion équivaut à un acte de neutralité. C'est là une pure chimère. Ne pas parler de Dieu à un enfant de sept ans alors qu'on l'instruit six heures par jour, c'est lui faire comprendre que Dieu n'existe pas. Ce silence équivaut à une négation." ... Haut de page |
| Pie
X encyclique "Vehementer Nos" contre la séparation de l'Eglise
et de l'Etat qui nie le nécessaire culte public rendu à Dieu,
pour que l'Etat favorise la recherche des fins dernières au lieu
de paralyser l'Eglise et de lui voler les dons de ses fidèles. "Notre âme est pleine d'une douloureuse sollicitude et notre coeur se remplit d'angoisse quand notre pensée s'arrête sur vous. Et comment en pourrait-il être autrement, en vérité, au lendemain de la promulgation de la loi qui, en brisant violemment les liens séculaires par lesquels votre nation était unie au siège apostolique, crée à l'Église catholique, en France, une situation indigne d'elle et lamentable à jamais. [cet évènement] est aussi funeste à la société civile qu'à la religion". "Qu'il faille séparer l'État de l'Église, c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l'État ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d'abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l'homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l'existence comme il nous soutient. Nous lui devons donc, non seulement un culte privé, mais un culte public et social, pour l'honorer ... Cette thèse est la négation très claire de l'ordre surnaturel ; elle limite, en effet, l'action de l'État à la seule poursuite de la prospérité publique durant cette vie, qui n'est que la raison prochaine des sociétés politiques, et elle ne s'occupe en aucune façon, comme lui étant étrangère, de leur raison dernière qui est la béatitude éternelle proposée à l'homme quand cette vie si courte aura pris fin." ... Cette thèse inflige de graves dommages à la société civile elle-même, car elle ne peut pas prospérer ni durer longtemps lorsqu'on n'y fait point sa place à la religion, règle suprême et souveraine maîtresse quand il s'agit des droits de l'homme et de ses devoirs. Aussi, les pontifes romains n'ont-ils pas cessé, suivant les circonstances et selon les temps, de réfuter et de condamner la doctrine de la séparation de l'Église et de l'État. ... La France, dans le cours des siècles, a été, de la part de ce siège apostolique, l'objet d'une si grande et si singulière prédilection, la France, dont la fortune et la gloire ont toujours été intimement unies à la pratique des moeurs chrétiennes et au respect de la religion. ... [les associations cultuelles], " mettent l'Église sous la domination du pouvoir civil" [Cette loi supprime la liberté de l'Eglise car elle] fait obstacle à son influence toujours si bienfaisante sur le peuple et en paralysant de mille manières différentes son action." [elle viole le droit à la propriété de l'Eglise en lui confisquant son patrimoine] "Contrairement à toute justice, elle dépouille cette Église d'une grande partie d'un patrimoine, qui lui appartient pourtant à des titres aussi multiples que sacrés. Elle supprime et annule toutes les fondations pieuses très légalement consacrées au culte divin ou à la prière pour les trépassés. Quant aux ressources que la libéralité catholique avait constituées pour le maintien des écoles chrétiennes, ou pour le fonctionnement des différentes oeuvres de bienfaisance cultuelles, elle les transfère à des établissements laïques où l'on chercherait vainement le moindre vestige de religion ! ... C'est pourquoi, Nous souvenant de notre charge apostolique et conscient de l'impérieux devoir qui nous incombe de défendre contre toute attaque- et de maintenir dans leur intégrité absolue les droits inviolables et sacrés de l'Église, en vertu de l'autorité suprême que Dieu nous a conférée, Nous, pour les motifs exposés ci-dessus, nous réprouvons et nous condamnons la loi votée en France sur la séparation de l'Église et de l'État comme profondément injurieuse vis-à-vis de Dieu, qu'elle renie officiellement, en posant en principe que la République ne reconnaît aucun culte. Nous la réprouvons et condamnons comme violant le droit naturel, le droit des gens et la fidélité due aux traités, comme contraire à la constitution divine de l'Église, à ses droits essentiels, à sa liberté, comme renversant la justice et foulant aux pieds les droits de propriété que l'Église a acquis à des titres multiples et, en outre, en vertu du Concordat. Nous la réprouvons et condamnons comme gravement offensante pour la dignité de ce Siège apostolique, pour notre personne, pour l'épiscopat, pour le clergé et pour tous les catholiques français. En conséquence, nous protestons solennellement de toutes nos forces contre la proposition, contre le vote et contre la promulgation de cette loi, déclarant qu'elle ne pourra jamais être alléguée contre les droits imprescriptibles et immuables de l'Église pour les infirmer." ... Haut de page |
| Les
étapes de la décatholicisation de l'Etat · 1850 : la loi Falloux fixe les limites de l'aide financière des collectivités locales aux écoles privées dans son article 69 · Février 1879 : Jules ferry, ministre de l'instruction publique dépose deux projets de loi. L'un écartant du conseil supérieur les personnes étrangères à l'instruction publique (dont les ecclésiastiques), l'autre dirigé contre les facultés catholiques dont l'article 7 concerne les trois niveaux d'enseignement : "Nul n'est admis à diriger un établissement public ou privé, de quelque ordre qu'il soit, ni à y donner l'enseignement s'il appartient à une congrégation non autorisée." Au premier rang des congrégations non autorisées figure celle, des Jésuites "oui, c'est à elle, déclare Jules Ferry [à propos de la compagnie de Jésus], que nous voulons arracher l'âme de la jeunesse française." · 1879 : les processions sont interdites dans la plupart des villes et beaucoup de campagnes. · 1880 : Ferry ordonne par décret la dispersion des jésuites. 261 couvent sont investis par la force publique, 5643 religieux sont expulsés. Les congrégations "tolérées" ont trois mois pour demander une autorisation. · 1882 : L'instruction religieuse est supprimée dans les écoles publiques. · 1883 : suppression des aumôneries militaires. · 1884 : vote de la loi instituant le divorce. · 1884 : suppression des prières publiques au parlement prévues par la Constitution de 1875. · 1886 : les religieux sont interdits d'enseignement dans le public (il y avaient encore 3403 frères et 14958 surs). · 1893 : les fabriques paroissiales se voient soumises à tous les règlements d'Etat. Elles seront ainsi expropriées plus facilement par la suite. · 1900 : poursuites engagées contre les religieux de l'Assomption. · 1900 : M. de Lanessan, ministre de la marine défend aux vaisseaux de guerre de prendre le deuil le vendredi saint, comme c'était prévu par les règlements. · 1901 : loi sur les associations. Les Congrégations doivent déposer une demande d'autorisation. Ces demandes seront examinées une par une par le Parlement et pourront être acceptées ou refusées. Or, en violation formelle de la loi, les demandes formulées par les Congrégations d'enseignement et de prédication sont rejetées en bloc, sans examen. · 1902 : Emile Combes ordonne la fermeture de 120 écoles catholiques fondées après la loi de 1901 et de 2800 écoles catholiques fondées avant. · 1903 : suppression du personnel religieux dans les hôpitaux de l'armée de terre. · 1903 : Le Général André, ministre de la guerre, défend aux soldats la fréquentation des Cercles Militaires Catholiques. C'est lui qui fera établir des fiches pour les officiers avec les mentions "VLM" pour "Va à la messe" et "VLM AL" pour "va à la messe avec un livre" ! · 1903 : suppression de l'ambassade de France au Vatican. · 1903 : loi interdisant l'enseignement à toutes les congrégations sans exception, même celles qui existaient depuis plus d'un siècle. C'est la fermeture de 15 874 écoles. · 1903 : Combes fait abattre de nombreux calvaires, il interdit tout symbole religieux dans les lieux publics. · 1904 : l'affaire des fiches. Le général André, ministre de la guerre, fait établir par le Grand Orient de France des fiches sur les officiers (25000 au total) afin d'éliminer de l'armée "ses éléments réactionnaires et cléricaux". · 1905 : loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, condamnée fermement par le pape St Pie X. · 1907 : 5500 séminaristes et prêtres ayant déjà accompli leur service militaire sont rappelés illégalement sous les drapeaux. Fermeture forcée de nombreux séminaires. · 1907 : pendant trois mois, le gouvernement considère comme un délit de dire la messe et la police inflige des milliers de procès verbaux aux célébrants. · 1908 : la loi de dévolution arrache à l'Eglise ses séminaires, ses presbytères, l'argent de ses fabriques...la propriété étant attribuée aux mairies des communes. ... Haut de page |
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volonté de destruction de l'Eglise : Arago : Vas t'en crucifix, Jules Ferry : La république est perdue si l'Etat ne se débarasse pas de l'Eglise, Paul Bert : Non, le prêtre n'est pas, ne saurait être un citoyen. Gambetta : Nous avons l'air de combattre pour la forme du gouvernement, ... la lutte est contre ... les agents de la théocratie romaine, Georges Clemenceau nous sommes en révolte contre l'autorité divine et humaine, René Viviani les congrégations ... nous menacent ... par la propagation de la foi, Jean Jaurès le Christianisme ... est la négation des droits humains Arago (1786-1853), député de 1830 à 1848, ministre de la guerre et de la marine du gouvernement provisoire de 1848 : "L'Eglise et la religion doivent être détruites. Va-t-en, crucifix qui depuis 1800 ans tiens le monde sous ton joug ! Plus de Dieu, plus d'Eglise ! Nous devons écraser l'infâme. Or, l'infâme n'est pas le cléricalisme, c'est Dieu ! Nous devons éliminer de la France toute influence religieuse, sous quelque forme que ce soit." Jules Ferry(1832-1893), ministre de l'instruction publique, président du Conseil, président du Sénat. "Nous voulons organiser une humanité sans Dieu..." "la République est perdue si l'Etat ne se débarrasse pas de l'Eglise, s'il ne se désenténèbre pas du dogme des esprits." "La révolution française ne sera terminée que le jour où l'ultramontanisme ne pourra plus empêcher qu'elle ne soit terminée". Paul Bert (1833-1886), ministre de l'instruction publique, organisateur de l'enseignement primaire : "Non, le prêtre n'est pas, ne saurait être un citoyen. Lui donner cette qualité, ce serait restreindre la liberté de tous, mettre en péril la société." "Nous ne parlons pas le même langage, nous, les fils de la révolution...et d'autre part les champions et les défenseurs de l'Eglise catholique puisqu'elle seule est en cause dans ce débat." Léon Gambetta (1838-1882), président du Conseil en 1881 : "Le catholicisme, voila l'ennemi !" "Nous avons l'air de combattre pour la forme du gouvernement, pour l'intégrité de la constitution. La lutte est plus profonde : la lutte est contre tout ce qui reste du vieux monde, entre les agents de la théocratie romaine et les fils de 89". Georges Clemenceau (1841-1929), président du Conseil en 1917 : "Depuis la Révolution, nous sommes en révolte contre l'autorité divine et humaine." "Rien ne se fera dans ce pays tant qu'on n'aura pas changé l'état d'esprit qu'y a introduit l'autorité catholique". René Viviani (1863-1925), député de 1893 à 1902, ministre du travail, de l'instruction publique, Président du Conseil en 1914 : "les congrégations ne nous menacent pas seulement par leurs agissements, mais par la propagation de la foi." "Il s'agit de voir qui l'emportera de la société fondée sur la volonté de Dieu et de la société fondée sur la volonté de l'homme." Jean Jaurès (1859-1914) "le Christianisme, parce qu'il contient un principe d'autorité es la négation des droits humains et un principe d'asservissement intellectuel"; "le premier devoir de l'homme est de refuser l'obéissance à Dieu et de le considérer comme son égal". ... Haut de page |