| Dernières
lettres de résistants
|
| Accueil |
| Plan |
| Guy
Môquet Arrêté comme militant communiste en 1940, Le jeune homme est fusillé le 22 octobre 1941, avec 26 autres prisonniers du camp, en représailles au meurtre d'un officier allemand Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cur, c'est que ma mort serve à quelque chose. ... A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée. ... 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. ... Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cur d'enfant. Courage ! Votre Guy qui vous aime. Guy Dernières pensées : vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ! Honoré d'Estienne d'Orves, Lieutenant de Vaisseau, Lettre adressée en 1940 à l'amiral Godfroy, son supérieur, pour lui annoncer son entrée en résistance Amiral, Je vous exprime mes profondes excuses pour mon départ brutal. ... Vous devinez mes sentiments. J'ai été élevé dans le culte de la Patrie - mes camarades aussi j'en suis sûr - mais 1870 et 1914 ont tellement marqué sur mes parents et moi-même que je ne puis concevoir l'asservissement actuel de la France. Sans me permettre de juger le Département, je ne puis me croire qualifié pour reconstruire la France ainsi qu'on nous le propose. Tant qu'il y aura une lueur d'espoir je combattrai pour débarrasser mon pays de l'emprise de cet homme qui veut détruire nos familles et nos traditions. ... à la suite de l'affaire d'Oran, je n'eusse voulu à aucun prix servir dans la Marine britannique. Il m'a fallu trouver un chef français indépendant. Je l'ai trouvé hier et vais me ranger sous ses ordres. ... Excusez Amiral cette trop longue lettre qui paraît un plaidoyer. ... N'y voyez que la marque d'un profond attachement et l'expression d'un dévouement très respectueux. d'Estienne d'Orves. source : http://www.netmarine.net/bat/avisos/destiennedorves/celebre.htm Lettre adressée à sa sur, la veille de son exécution : " Maintenant, je vais dormir un peu. Demain matin nous aurons la messe. Que personne ne songe à me venger. Je ne désire que la paix dans la grandeur retrouvée de la France. Dites bien à tous que je meurs pour elle, pour sa liberté entière, et que j'espère que mon sacrifice lui servira. Je vous embrasse tous avec mon infinie tendresse. Honoré " sources : http://www.fondationresistance.com/pages/rech_doc/?iIdPortrait=7&p=portraits Bienheureux Marcel Callo, militant de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne dans sa dernière lettre : "Chaque soir aussi, ma pensée va vers la France ; Dieu, Famille, Patrie, trois mots qu'on ne devrait jamais séparer". Agnès de La Barre de Nanteuil, guide de France à Vannes, résistante, torturée, morte pour la France le 13 août 1944. "Je donne ma vie pour mon Dieu et ma patrie (...) j'ai été dénoncée, mais j'ai pardonné". Joël Angles d'Auriac, routier scout de France, victime du STO, il a été décapité par la Gestapo le 6 décembre 1944. pour "résistance et esprit contraire à la conscience" nationale-socialiste. Dans ses derniers courriers, on peut lire : A ses Routiers : " Ne soyez pas tristes, je meurs avec le sourire, car le Seigneur est avec moi, et je n'oublie pas qu'un Routier qui ne sait pas mourir n'est bon à rien Continuez dans la voie que je vous ai tracée. C'est certainement la plus fructueuse et celle qui conduit à la vie la plus belle ". A ses parents : " Ne soyez pas tristes. Soyez certains que j'accepte l'épreuve presque avec joie et je l'offre pour vous tous Le Seigneur est avec moi et je vais certainement le voir de plus près. Lui seul est la vie réelle ; le secret de la vraie joie Ma dernière prière : " Vivez avec le Seigneur. Il est la vie. Adieu " Henri Pertret, fusillé le 26 septembre 1943 à l'âge de 16 ans. "Cher parents, ... j'ai souffert ... de ne plus sentir posée sur moi votre tendre sollicitude que de loin. ... souvent je vous ai demandé de me pardonner tout le mal que je vous ai fait ... Je salue en tombant mes camarades de lycée ; à ce propos, X me doit un paquet de cigarettes. Rendez "le comte de Monte Cristo à Z, donnez à Z les 40 grammes de tabac que je lui dois... Je meurs pour ma patrie, je veux une France libre et des français heureux, non pas une France orgueilleuse et première nation du monde, mais une France travailleuse et laborieuse, honnête ; que les français soient heureux, voilà l'essentiel. Dans la vie, il faut savoir cueillir le bonheur. ... Je meurs volontairement pour ma patrie. Nous nous retrouverons bientôt tous les quatre au Ciel. ... Je vous embrasse tous... c'est dur quand même de mourir" Sources : Le Salon Beige ... Haut de page |